‹ L'étincelle, comédie en un acteChapitre 13 sur 35 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

MADAME DE RÉNAT.

Eh bien î tournez la manivelle, mon neveu I

RAOUL

Si vous croyez que je n'ai pas essayé, mais rien ! et d'ailleurs, l'aura-t-elle jamais? Vous savez qu'il y a des femmes qui ne l'ont jamais I Ainsi, vous, la raison même...

MADAME DE RÉNAT.

Ah! parlons d'Antoinette, je vous prie.

RAOUL

Comment la lui donner à elle? que faire? Quel moyen prendre? La haine?... n'est pas haï qui veut! La générosité? cela ne m'a pas réussi tout à l'heure! vous avez vu?

MADAME DE RÉNAT, haussant les épaules.

La pitié vous reste.

RAOUL

Ehi ma tante.

MADAME DE RÉNAT.

Et ia poésie? Et la nature?

RAOUL

Au lieu de me railler, vous feriez mieux de chercher avec moi, car enfin,, il y a un moyen, il y en a toujours un de se faire aimer d'une femme.

MADAME DE RÉNAT.

Vous croyez?

RAOUL

Pas de vous! oh! pas de vous! ou dis moins je ne l'ai pas trouvé... Mais pour Antoinette je le trouverai,

oh! je le trouverai! Et alors vous m aiderez, n'est-c© pas, c'est convenu?

MADAME DE RÉNAT.

C'est convenu! c'est convenu!

RAOUL

Ah i ma tante, à moins que vous n'ayez des raisont particulières...

MADAME DE RÉNAT, se levant.

Quoi! particulières! Quelles raisons? Vous n'agacez à la fin!

RAOUL, se levant.

Alors il faut m'aider.

MADAME DE RÉNAT.

Je vous ai dit oui !

RAOUL

J'y compte absolument.

MADAME DE RÉNAT.

Chut!

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