Machines électriques à frottement
Le type de ces machines est la machine à plateau de verre de Ramsden ; on la trouve dans tous les cabinets de physique, donnant des étincelles de dix centimètres environ, lorsque le plateau a un diamètre de 80 centimètres. Elle a été perfectionnée par divers constructeurs, surtout en Allemagne.
On distingue deux parties dans ces machines, le générateur, formé du plateau de verre et des coussins, et le récepteur, formé de grosses pièces de cuivre, aux formes arrondies, supportées par des pieds de verre, et portant
APPAREILS PRODUISAINT L’ÉTIINGEI-LE ÉLECTRIQUE.
dos pointes métalliques dans le voisinage dn plateau. Lorsqu’on lait tourner le plateau, chaque portion s’électrisepositivementm passant entre les coussins, tandis que ceux-ci s’électrisent négativement, puis, arrivée en face des pointes du récepteur, elle électrise celui-ci par influence.
L’électricité négative se produit aux pointes et des aigrettes lumineuses s’y manifestent, en faisant entendre une sorte de crépitation ; cette électricité neutralise celle du plateau. L’électricité positive se produit dans tout le reste du récepteur et sert aux expériences.
Ces phénomènes s’accomplissent d’une manière continue quand on entretient le mouvement du plateau. Dès qu’on l’interrompt, l’électricité se perd par l’air et les pieds de verre.
H faut que les coussins perdent l’électricité négative, à mesure qu’elle s’y développe : sans cela, leur frottement serait beaucoup moins efficai e pour l'électrisation du plateau, et la machine n’aurait pas toute sa puissance. Dans la machine de llamsden, le support de bois des coussins est muni d’un ruban de cuivre auquel on attache une-: chaîne descendant sur le sol, et les coussins touchent ce ruban.
Dans la machine de Ilempel, il n’y a qu’une paire de coussins soutenue par une colonne de verre; on y attache une chaîne pour les faire communiquer avec le sol, quand on veut employer le récepteur à la manière ordinaire. Cette machine offre un avantage : elle peut servir, à la production de l’iine ou l’autre électricité, comme celle de van Marurn, et encore des deux électricités à la fois, comme celle de Nairne.