‹ L'Étiologie des Leuconychies PartiellesChapitre 20 sur 29 · B. — MALADIES INFECTIEUSES AIGUES · texte numérisé non relu

B. — MALADIES INFECTIEUSES AIGUES

Un grand nombre de maladies infectieuses aiguës peuvent avoir un retentissement sur la nutrition unguéale. Elles

provoquent, selon le trouble plus ou moins profond apporté à l’évolution onychogène, l'apparition de : koïlonychies, de leuconychies de sillons et bourrelets transversaux ou .arciformes, d’onychochizie, de sciéronychies et même d’atrophies par destruction matricielle plus ou moins totale. Beaucoup d'infections aiguës évoluent sans troubles unguéaux et ce n’est qu'au moment de la convalescence qu’on voit apparaître sur le limbe les différénts stades de dénutrition unguéale. C’est que vers cette époque, les infections aiguës entraînent une déminéralisation générale de l’organisme amenant une, décalcification des ongles, véritable | «onychocie », | |

C'est ce qui explique l’extrême fréquence des leuconychies chez les enfants, leur apparition dans la convalescence

des infections hyperdéminéralisantes comme les fièvres

éruptives : la scarlatine, la rougeole, la varicelle peuvent s'accompagner vers la période de desquamation, à leur déclin, d’une crise polyurique, avec décharge de phosphates, laissant l’ongle plus ou moins taché. La confluence des leu- . conychies doit compter comme un des facteurs du pronostic. Nous l'avons observé huit fois à la suite de rougeoles graves chez des enfants dont la :défervescence avait été marquée par une phosphaturie intense. Nous en avons observé chez des enfants de 6 à 10 ans dans 4 cas de scarlatine. La défervescence s'était toujours accompagnée dans tous ces cas. d’une;crise aiguë de polyurie avec décharge de phosphates portant surtout sur les phosphates terreux.

Les angines et la diphtérie dans leur forme toxémique grave, s'accompagnent d’hypotension et de dépression physique ét morale Ces’ formes sont toujours marquées de crises phosphaturiques et sont Souvent l’origine de leuconychies. Nous en avons observé quelques cas. Le bacille de Lœffler exige pour pousser des phosphates. C'est donc un grand déminéralisateur. Chez l'adulte c'est dans la période qui suit les grandes pyrexies que l’on peut Voir apparaître’ dés marbrures unguéales. On les note surtout chez les convalescents typhiques, déprimés, avec hypotension, et hyperphosphaturie, comme dans le cas classique de Giovannini. Nous venons de l’observér Chez un homme dé 32 ans qui venait de términer une pnetimonie grave ‘et venait consulter parce qu’il avait béboin d’être remonté, et qu'il $e trouvait déprimé. Chez ce malade on observait de l’hypotension: Sa pression maxima ‘au Pachon, oscillait autour:-de:10 et: sa minima autour: de 6; phosphaturie absolue ; son coefficient de déminéralisation de: 38 0/0. +, cu,

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