Scène X
CATHERINE et PÉTERS.
Catlierilie^ (rentrant par le fond à droite),, Ils sont loin maintenant! Nous avons rencontré un appel de trompette qui les a forcés de rentrer au quartier. {S'asseyant sur un escabeau). Respirons un peu!
Répertoire Nr. 397. (II. Série Nr. 197.) 2
18 L'ÉTOIlilî DU iXOKD.
IPéteVH (^sortant par la droite et s\ivançant lentement vers Catherine ^ qui est assise à gauche J. l'u «?s une étraDge fille, Catherine! un courage, un «ang-froid!. . .
Catlierilie (le regardant) , Pour ce qui est du courage... tu n'en manques pas non plus... et quand au calme et au sang- froid. . . je ne t'en aurais jamais cru autant... Tu étais là (/ni montrant la droite) immobile dans ton coin, le menton appuyé sur la hache, que tu caressais de ta main.,, prêt à fendre la télé au premier qui m'aurait touchée,..
PéierS {étonné et avec surprise). Qui t'a dit cela?
CatlierllBe* Je le lisais dans tes jeux f... mais, grâce au ciel, tu n'as pas bougé...
PéterS {avec amertume). Tu m'avais reproché d'être impétueux,., furieux... que sais-je! tu vois que je me corrige...
Catherine* Aussi je suis plus satisfaite! et cela doit te prouver que si tu avais toujours à côté de toi, queiqu^uu pour te modérer et t'emj)êcher de faire des sottises,., (geste de PétersJ ne vas-tu pas t'étouner?
I*éterS» Non... rien ne m'étonne plus maintenant... Ce que tu me dis là... ce que tu iue disais ce matin de mes défauts... tout cela est vrai . . . je le reconnais! 31ais jamais, avant toi, personne ne m'avait parlé ainsi !
Catiierine» Cela ne prouve qu'une chose! c'est que tu n'avais pas d'amis !
PéterSj vivement. C'est vrai! (mettant sa tête dans ses mains) pas un!... pa» "" seul!...
Catlierilie^ lui tendant la main. Et moi donc?
réterS. Tu m'as repoussé!
Catliei*ine« Comme mari, parce que je ne suis pas assez sûre de ton caractère; mais comme amie... me voici!
IPeterS* Ah! merci!... car tant d'obstacles, tant de haines m'environnent!... je suis si malheureux!
Catlierine^ avec intérêt. Toi,,, malheureux!... (souriant) prends garde?. . . si tu parles ainsi... je vais recommencer à t'aimcr!
Péters^) vivemnnt. Que dis-tu?
Catlieriiie* Voyons! as-tu assez de confiance en moi^ pour me raconter toutes tes affaires.?
Peters (souriant). Toutes!... ce n'est pas aisé!
Catlierine, Crois -tu donc que je ne puisse pas te donner un bon conseil !
Péter», Si, vraiment !