‹ L'etoile du nordChapitre 22 sur 77 · PRASCOVIA. CATHERINE · texte numérisé non relu

PRASCOVIA. CATHERINE

PraSC^OVia^ gaiement à Catherine. Et moi, pendant ce temps, que je te raconte une aventure!... Le vieux bourguemestre qui t'adore — c'est connu! Me voyant tout à l'heure, en costume de mariée, m'a regardée d'un air ému... attendri... Tu crois peut-être que je vais sur tes brisées... Rassure-toi! (à demi'Voîx^ il m'a priée de te remettre à toi.,, à toi seule^ a-t-il dit^ d'un air mystérieux, cette lettre... (la tirant de sa poche) quelque billet doux! et d'un bourguemestre, ça doit être drôle!

Catlierilie^ repoussant le billet qu''elle lui présente. Lis! je n'ai pas de secret pour toi !

PraSCO^ia^ ouvrant la lettre vivement. Quel bonheur! [parcourant les premières lignes) ah! mon Dieu!

Catlierilie^ inquiète. Qu'est-ce donc?

PFaSCOVla^ lisant avec émotion. Les officiers moscovites ont imposé la ville à une douzaine de recrues,, et le bourguemestre te prévient, en ami, que si tu ne trouves pas sur-le-champ un remplaçant à George qui est désigné...

CatliOrine^ prenant vivement la lettre quelle achève. Il partira ce soir même comme soldat!

PraSCOl^ia, avec colère. Partir ce soir! mais c'^est indigne! c'est affreux! un jeune homme qui allait se marier!

Catliei*ilie« Tais-toi! [regardant la maison à gauche) George, qui s'habille, va t'enfendreî

Prascovia^ pleurant. Si encore le mariage avait été

fait!

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