ACTE I. SCÈNE XIV
Car voici, musique en tête.
Vos parents et vo» amis !
CllOCUr des ménétriers jouant sur leurs instruments. Zon, zoD, zon, zon, zon, zon^
L'amour frappe à la maison.
Zon, zoB, zoo, zon, zon, zon !
L'amour frappe!... ouvrez-lui donc!
Jflaitre Reynolds, gravement.
L'usage^ dans notre pays Est que, le premier jour, ^époux se fasse attendre. C'est un emblème!
Prascowia«
Eu quoi ?
Jflaitre Reynolds^
Pour mieux faire comprendre Qu'il est ce qu'il sera le seul maître au logis! PraSCOVia^ regardant avec impatience du coté de la porte. De l'usage il abuse!...
Clioeiir des jeunes Jilles,
Et c'est un vrai scandale!
Iflaitre Reynolds, à Prascovia,
C'est à la fiancée^ alors, à lui chanter De nos aïeules, l'air!... cet air, dont la morale Est d'inviter L^époux à se hâter!
Le sais'tu?
Prascovia.
Sans aucuns doutes .' (Regardant les jeunes filles.) Ici nous le savons toutes!
{Se tournant du coté de la porte de George.)
PREMIER COUPLET
En sa demeure.
Quand sonne Theure Qui donc retient l'heureux époux?
Clioeur.
Loin de nous!
PrascoTia.
Sa fiancée Plus empressée Déjà se trouve au rendez -vous !
Cltoeur* Sans époux!
PraiSCO^^Ia^ avec Jlnesse.
On en pourrf^t^^tre moins tendre...
Vous en senez contrarie !
Ne vous faites donc pas attendre^ Venez, monsieur le marié !
Citoeur des jeunes Jilles.
C'est un danger, souvent, de faire attendre, Paraissez donc, monsieur le marié!
DEUXIEME COUPLET
Voici la danse !
Elle commence Là -bas sous les arbres en fleurs.
Clioeiir*
..».»,■ Tout en fleurs!
Pra^covia.
La foule est grande!
Notre Finlande Ne manque pas de beaux danseurs!
Clioetir.
Pleins d'ardeurs.
PrascoTia^
On pourrait prendre votre place^
Vous en seriez contrarié!
Prudemmentj bâtez-vous de grâce, Venez^ monsieur le marié!
CliOeur des jeunes Jilles.
Oui, des absents, parfois, on prend place, Paraissez donc, monsieur le marié! CSr^Orgie^ paraissant en manches de chemise en haut de l'escalier à gauche»
Me voici, mes amis! plus qu'un instant, de grâce! C'est mon babit... mon habit que je passe, Et je suis à vous!
(// rentre dans la maison. En ce moment passent, au fond du théâtre et au son du tambour^ plusieurs recrues conduites par des soldats; elles montent sur la jetée, du haut de laquelle elles doivent s^ embarquer, %^ir de marche.) ENSEMBLE.
Clioeur des soldats, Choeur des ménétriers
et de la noce.
Plan! plan! plan! plan! -Zon, zon, zon, zon, zon, zon!
Marchez soldats, L'amour frappe à la maison!
Marchez au pas. Zon, zon, zon, zon, zon, zon, zon!