Scène V
Kermoloff^ Therskhin, Ismaïloff et plusieurs officiers de différentes armes entrant Vun après Vautre, Kermoloff et les principaux officiers parlent entre euœ à demi-voiw,
TliersUllill. Quelles nouvelles, colon?]?
Kermoloff* Une proclamation du rzar.
I^^maïlolF* Qui nous est adressée. C'est étonnant! car, pour nous, le czar est un inconnu qui nous compte à peine parmi ses soldats.
KeritloloflT. Il est vrai que jusqu'à ce jour... jamais cette division de l'armée russe n'a été honorée de sa présence.
ISItiaïlolf* Et que dit la proclamation.?
Kernioloff. Elle établit le knout dans l'armée . . . pour les officiers comme pour les soldats!
IsmaïloflP* Ce n'est pas possible.
Keritioloff* Si cela était, que diriez- vous? que feriez-vous?
ISltiaïlolT« Ce que nous ferions? demandez-lcar à tous.
as L'ÉTOILE DU iNOKl).
CHOEUR, avec indignation.
Assez d'opprobre! assez d'affront»,
Ont fait rougir nos fronts!
Assez longtemps ce czar si fier Nous a brisés d^un joug de fer!
Sans murmurer de tant de maux Nous vîmes le fer des bourreaux \ Mais le Ifuout!... la honte à subir... ^
Jamais!... plutôt mourir! (En ce moment^ les tambours battent aux^ champs. Officiers ei soldats courent se ranger en ligne. Parait le général TcherÉmÉteff^ qui vient de la droite j et passe devant le front de bataille.^
CHOEUR général Flottez dans Pair, drapeaux vainijueurs! Sonnez, clairons! et ranimez nos cœursl A vos accents, au signal du combat Tressaille Pâme du soldat.
{Les troupes défilent devant le général. Celui-ci^ avant de partir, donne à voix basse des ordres à quelques soldats, pais il fait signe à Grilzenko, qui vient de rentrer^ de s'approcher de lui.) OritzeilkOy immobile et portant la main à son bonnet de grenadier, pendant que le général lui parle à t oreille. Oui, général ! oui, général! {^Le général sort,)
Oritzenko^ toujours immobile. Le général en chef... quel honneur!... me promettre vingt coups de canne... luimême... si ses ordres ne sont pas exécutés... Ils le seront! {Aux ouvriers qui commencent à dresser une tente.) Dépêchezvous, mougiks, ou je vous donne sur le-ohamp, et comptant, ce que le général m'a promis (levant sa cannej^ Sakinka!