ACTE II. SCÈNE VII
Svritzeiiko. Oa ne raisonne pas... Portez armes!... J'ai ordre de placer trois factionnaires autour de cette tente.
Catlterine, Trois!...
Oritzenko* On ne raisonne pas!... Avancez à l'ordre. La consigne est de vuus promener tous trois cette nuit au clair de la lune... (à un des soldats) toi dei^ant cette tente... {à un autre) toi à gauche... (à Catharine) toi à droite... C'est là mon ordre de bataille.
Catlierilie^ murmurant entre ses dents. Est-il béte!.,.
GSrîtzenkO. On ne raisonne pas... (Bas à Catherine.) Toi, comme je te protège... (lui montrant une guérite qui est à gauche du spectateur) je te permets de te promener de la guérite a la tente, ou de la tente à la guérite., , à ta volonté... jusqu"'à ce qu'on vienne te relever.
Catherine* Et d'ici là si je meurs de froid?...
Oritzeilko. On ne raisonne pas. . Sakinka !... A vos postes... demi-tour,., marche! {Les deux soldats disparaissent par le fond, derrière la tente ; Gritzenho sort ^ Catherina reste debout près de la guérite à gauche.)
Pendant la scène précédente, des soldats ont élevé une grande et belle tente qui tient dans toute sa largeur les deux tiers du théâtre. — Au fond^ et sur les côtés, les rideaux sont fermés^ ceux qui font face au spectateur sont relevés et laissent voir l'intérieur de la fente qui est richement décorée, — Des chaises, une table.
De la guérite à la tente, le tiers du théâtre est libre '^ c'est dans cet espace que Catherine se promène, le fusil sur Vépaule^ pendant quau fond du théâtre apparaît de temps en temps la sentinelle qni se promène derrière la tente.