‹ L'etoile du nordChapitre 5 sur 77 · ACTE I. SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I. SCÈNE II

Ces macarons nouveaux

Et ces jolis gâteaux Voyez comme ils sont beaux!

Surtout comme ils sont chauds!

Tout chauds! tout chauds! tout chauds!

{S^ adressant aux ouvriers qui boivent.) Oui, la pâtisserie Fait valoir le bon vin Comme femme jolie Embellit un festin!

Ouvriers francs lurons Choisissez sans façons!

Amoureux vulgaires, Vos feux ordinaires Ne s'allument guères Que pour quelques jours.

Pâtissier modèle, Ma flamme éternelle Et se renouvelle Et dure toujours.

Venez, venez, faites emplettes De ces gâteaux appétissants; Achetez-les, jeunes fillettes.

Comme mon cœur ils sont brûlants!

Voici! voici!... qui veut des tartelettes! Comme elles sont friandes et bien faites! Ces macarons nouveaux...

Et ces jolis gâteaux...

Voyez comme ils sont beaux!

Surtout comme ils sont chauds!

Tout chauds! tout chauds! tout chauds!

lieiS ouvriers j qui ont pris des gâteaux font place à table près d'eux à Daniloivitz.

Viens! et pour te payer prends un verre de schnik?

Daniloiwit^e^ tendant son verre.

Versez? {^Regardant autour de lui.)

Je ne vois pas la belle cantinière Catherine, qui d'ordinaire Vient vendre aux ouvriers le nectar de Dantzig? lies ouvriers montrant V escalier et la maison à gauche. Elle n'est pas sortie encor, de chez son frère!

D'autres ouvriers, à demi-voix.

C'est elle que Péters attend, j'en suis certain!

lies fèmines, de même.

Il en est amoureux!

Daniloivitz, riant.

Amoureux!

lies oiiTriers^

Mais en vain!

Péter S, à part.

Que j'aurais de plaisir à me mettre en colère Sans mon serment!

Tous les ouvriers {levant leurs verres), A la Finlande buvons A notre prince trinquons!

En bons Suédois, il faut boire A ses succès, à sa gloire!

Pour lui versons et buvons.

A Charles douze notre roi.

A Charles douze, moi je boi.

Dieu qui nous entends, Protège la Suède;

Viens et défends Nos foyers et nos enfants!

Que les Russes par ton aide Soient vaincus de nouveau Et que la Suède Soit leur tombeau !

(»^ Danllowitzy qui reste assis.) Eh bien!... et toi ?...

DauilOlvitZ^ se levant.

Je boi Au czar, Pierre premier!

Clioeiir*

Sur-le-champ, tu vas vile Boire avec nous!

Daiiiloiwîtz.

Non, je suis Moscovite!

Cltoeur.

c'est un affront! c'est une trahison.

{Le menaçant.) Dis comme nous à Tinstant!... ou sinon...

DaiiiloiYÎtz.

Non! cent fois non... non... non...

I*éterS, se jetant entre Danîloivitz et ceux qui le menacent.

Il a raison!

ENSEMBLE

Daiiilo^witz et Péters^ Cltoeur des Ouvriers*

Avance! avance! Vengeance! vengeance!

De ton insolence Que leur insolence

Crains la récompense Ait sa récompense.

Oui, crains mon courroux! Vous deux contre tous!

Venez! peu m'importe! Eh quoi! de la sorte

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