SCÈNE I
ORiTZENKO , s’avançant.
Assez danser ! assez valser !
Plus que le scbnick, ça vous tourne la tête!
Maintenant, mes amis, le petit chansonnette.
Cosaque, à vous de commencer.
ISMAÎLOFP.
Volontiers! sans blesser ici la modestie.
Je puis, je pense, caporal.
Vous dire un couplet jovial En l’honnèur de la cavalerie !
(// s’avance au milieu des hussards qui l'entourent.)
L’ÉTOlLb: DU NORD.
PREMIER COUPLET
Gentil Cosaque au cœur d’acier Sur son coursier s’élance,
S’élance.
11 déOerait le monde entier Quand il brandit sa lance !
Sonnez clairons. Tout aussitôt Le voyez -vous partir au trot!
Chassant le fantassin timide Et tout frémit au galop!
De son coursier rapide,
Hop, hop, hop, ^op.
DEUXIÈME COUPLET
Gentil Cosaque aime à changer.
Aux belles s’il veut plaire,
La guerre
L’a rendu téméraire !
Il est permis d’être léger Dans la troupe légère !
Perçant les cœurs De traits vainqueurs.
Ce modèle des séducteurs Se rit de la beauté timide !
Et les amours en pleurs Suivent son coursier rapide.
Hop, hop, hop, hop, hop, hop!
GRiTZENKO, s’avançant.
RÉCITATIF
Un instant! ce refrain me semble attentatoire ;
Au corps des grenadiers dont je suis caporal.
Et je veux, à mon tour, défendre ici leur gloire Par un couplet belliqueux... et loyal!
LES GRENADIERS, entourant Gritzenko.
Il a raison ! honneur au caporal !
GRITZENKO, s'adressant à Catherine et aux jeunes recrues qu’il fait manœuvrer.
Allons, jeune recrue, un peu d’art, et ne fût-ce Que pour manœuvrer gentiment,
Ecoutons attentivement Le bréviaire guerrier du beau grenadier russe.
{Pendant la ritournelle de la chanson, les danseuses habillées en recrues font l’exercice, commandées par Gritzenko.) PREMIER COUPLET.
Grenadiers moscovites.
Je dirai vos mérites !