‹ L'Etoile du Nord, opéra-comique en trois actesChapitre 41 sur 59 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Kermoloffet plusieurs officiers entrent et font signe à dau^

très conjurés de les suivre.

DANILOWITZ, les regardant pendant qu'ils causent

entre eux.

0 ciel! [A part.) Le colonel Kermoloff... et ses officiers... tous les chefs de la conspiration!... {^S' approchant du czar qui est toujours resté immobile assis à droite , et à dcmi^ voix.) Sire, nous sommes environnés de nos ennemis !

pÉTERs, levant la tête.

As-lu peur?...

DANILOWITZ.

Pour Voire Majesté I

KEiiMOLOFF, s'ùvançant. Deux officiers qui ne sont pas de cette division l...(S"ava/içant vers eux,) Etes- vous pour ou contre nous?

DANILOWITZ.

Pour vous, colonel !

KERMOLOFF.

Que venez-vous donc nous annoncer ?

PIERRE, se levant brusquement.

Que le czar est arrivé 1

{DanilowUz le retient par la main.)

KERMOLOFF.

Trop tard I

PIERRE, 'i^ivement.

Non, car il attend pour vous châtier...

DANILOWITZ, r interrompant.

Deux régiments fidèles...

Ils sont loin encore!... les Suédois sont près... et tout le camp va se soulever au signal convenu.

DANILOWITZ.

Lequel?

KERMOLOFF.

La marche même du czar !

PIERRE

La marche sacrée I

KERMOLOFF.

C'est à ce bruit que les Suédois doivent s'emparor du camp qui leur est livré, et se joindre à nous I

PIERRE

Les Suédois ! ô trahison !

[Dans ce moment des soldats entrent et enlèvent la tente.)

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