SCÈNE XI
CATHERINE sortant de la porte de gauche. Elle est vêtue de blanc, FINAL.
Quelle douce lueur succè le A la nuit, qui couvrait mes yeux !
0 ma mère viens à mon aide .' Suis-je sur terre oudan^ les cieux ?
(Cherchant à rappeler ses idées.)
Oui... dans mon souvenir... glisse comme un nuage... De mille objets confus le bizarre assemblage,
Qui brille... revient... s'enfuit...
Et dans l'ombre s'évanouit...
El pourtant...
Quelle douce lueur succède
A la nuit qui couvrait mes yrux !
O ma mère !... viens à mon aide ?
Suis-je sur terre ou dans les cieux !
{On entend en dehors le chœur des ouvriers finlandais qu'on
a entendu à la première scène du premier acte.
CHOEUR, en dehors.
Sous cet ombrjgc
Après l'ouvrage Délassons-nous de nos travaux !
Heure cbérie
Où tout s'oublie Où le bonheur est le repos, Le vrai bonheur est le repos,
{Catherine, aux premières mesures du chœur précédent , restée frappée de surprise.
CATHERINE
Mon sommeil dure encore l.,.ct j'entends dans mon r6ve Les citansons qu'^ n Finland'^ entonnait sur la grôvc L'ouvrier matinal !...
(Les contrevents qui fermaient la grande croisée du fond sont retirés en dehors , et l'on aperçoit à gauche la maison de Catherine qu'on a vue au premier acte. An fond ,
le village de Wibord. Les ouvriers finlandais qu'on a vus au premier acte , vêtus des mêmes habits , so7it groupés comme ils Vêtaient à la première scène.)
CATHERINE, poussant un cri de surprise.
Ciel !...
{Cachant sa tête dans ses mains ]
J'ai cru voir à travers un nuage
Apparaître mon village !
Est- ce une onib"e est-ce... l'image
De ces lieux, jadis, *•
Par moi tant chéris I
{Le châssis vitré qui fermait le fond disparaît et les ou^
vriers eiitrent en scène.) UN OUVRIER, s' adressant à Catherine qui s'approche timidement.
Eh bienl... la cantinière... tu ne nous verses pas à boire! est-ce que ton baril est à sec ?