‹ L'étrangère: comédie en cinq actesChapitre 49 sur 102 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

MISTRESS GLARKSON, RÉMONIN,

SEPTMONTS.

SEPTMONTS.

Alors, c'est ga, M. Glarkson

HISTRESS GLARKSON.

Oui, c'est ça, comme vous dîtes. Est-ce quMl ne vous platt pas ?

SEPTMONTS.

II a des façons de dire : c Bonjour, monsieur» avec son chapeau sur la tète, qui ne me plaisent pas beaucoup en effet. Je suis habitué à ce qu'on soit plus poli avec moi.

HISTRESS GLARKSON.

Quand on ne vous connaît pas surtout.

^ SEPTMONTS

Qu'est-ce que ça veut dire ?

HISTRESS GLARKSON.

Que vous êtes chez moi, mon cher, et que, si les allures de M. Glarkson ne vous conviennent pas, vous n'avez qu'à vous retirer et à ne plus revenir.

SEPTMONTS.

Soit; mais alors ce ne sera pas avant d'avoir dit à ce monsieur ce que je pense de ses façons. C'est déjà bien assez qu'il soit votre mari sans qu'il y ajoute encore d'être insolent.

MISTRESS GLARKSON.

Vous ne lui direz rien du tout, à M. Glarkson, et vous ferez bien. Vous ne trouverez jamais une meilleure occasion de laisser votre rapière au fourreau. Je vous laisse aller et venir dans ma vie extérieure, de telle façon que certaines gens croient et que vous finissez peut-être par croire vous-même que vous avez des droits chez moi et sur moi; mais vous savez bien que vous n'en avez aucuns. Vous me compromettriez, s'il ne m'était absolument indifférent d'être compromise. Je laisse dire; cela vous flatte; cela vous pose; cela vous sert même. 11 y a de certaines demoiselles qui, vous voyant souvent dans ma loge, projettent de vous ravir à moi, se figurant que c'est vous qui m'avez donné tous les diamants qui couvrent mes épaules. Vous m'en avez donné quelques-uns, et votre beau-père aussi; mais étaient-ce bien des cadeaux? Vous

Page 1