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L'ACCENT

L’accent fait partie de la dynamique en ce qu’il consiste dans le relief donné à une note sur ses voisines.

Les accents comprennent deux catégories : 1°les accents spécifiques ayant trait à l'expression particulière que l’auteur veut donner à une note et qu’il indique par les signes ou les abréviations ordinaires; 2° les accents qui, sans indications particulières, sauf par coïncidence, ont une raison d’être essentiellement musicale. Ces derniers ont pour noms: Métriques, quantitatifs, des coulés, rythmiques, des extrêmes, harmoniques, caractéristiques.

De tous les accents ci-dessus, le plus important, par sa fréquence et sa nécessité, est :

L'ACCENT MÉTRIQUE qui s'applique aux temps forts, et parfois au besoin aux temps faibles de la mesure.

L'accent métrique doit se faire particulièrement sentir au ler temps des danses, des marches, des Barcaroles, des

Tarentelles, des Rondos, moins dans les adagio, les andante, les Nocturnes et autres pièces expressives dans lesquelles prédominent les accents spécifiques,

L'accent métrique peut être déplacé par la syncope A, et Abis, parle contretemps B, parle coulé dans quelque partie de la n.esure qu’ilse présente C, et dansles cas analogues aux exemples D, E, F, donnant l'impression de syncopes :

La nécessité de l’accent métrique se fait particulièrement sentir : 1° aux temps forts D ou faibles E dans les parties qui ne sont pas affectées par son déplacement :

2° Au ler temps de la mesure, quand celle-ci est précédée d’une ou plusieurs notes d’élan À, ou de toute suite de notes commencée sur un temps faible B,B.

La nécessité de l'accent métrique se fait encore sentir. bien que légèrement, sur des temps faibles, pour permettre de discerner des divisions ternaircs comme à A et Abis, des divisions binaires comme à B ct Bbis, faisant partie de

mesures différentes, surtout quand certains dessins comme À A et B, ou certains remplissages harmoniques, comme à C, pourraient porter l'exécutant à accentuer comme à D :

L’ACCENT QuANTITATIF donne aux notes une intensité proportionnelle à leur durée, de sorte que plus une note est longue plus elle est forte.

On rencontre ecpendant dans les compositions de Bcethoven, des notes brèves plus fortement accentuées que des notes plus longues qui leur sont voisines.

Rappelons ici la règle émise par Leschetizki dans sa Méthode de Piano : « De deux notes d'égale durée, la plus haute est la plus forte; de deux notes d'inégele durée, c'est la plus longue qui est la plus forte, quelque soit sa position reiativement à l'autre ».

L'accent quantitatif joint d'ordinaire son poids à l'accent métrique en coïncidant avee lui À :

DIeXbodev : ADS BE ee Ag — Ce LA RE .

Le piano n’ayant pas, comme d’autres instruments, la faculté de prolonger également le son à volonté, on y supplée jusqu’à un certain point par l'énergie de l'accent quentitatif sur les plus longues tenues de notes, particulièrement sur celles dites pédales harmoniques comme à LEE #5

Voyez la pédale de dominante (fa dièze) dans la Gavotte en Si mineur de J.-S, Bach transcrite par Saint-Saëns, les pédales à la dernière page du 2e Prélude du « Clavecin bien tempéré », la pédale de tonique (la bémol), à la dernière reprise du thème principal dans le 17e Prélude de Chopin. Dans ce dernier, l'attaque de la tonique, étant répétée de deux en deux mesures, sera naturellement moins forte,

L'ACCENT RYTHMIQUE s'applique à la première note d’un rythme, d’un dessin, quand cette première note coïncide avec l'accent métrique, autrement il le cède à ce dernier. Voyez le 3me exemple (B), page 32.

L'ACCENT HARMONIQUE peut s'entendre de celui qui signale: 1° les fondamentales d’harmonies différentes; 2° la note caractéristique d’un accord altéré (A, Abis), 3° la note caractéristique d’un changement de mode (C).

L'ACCENT DES CoULÉs s'applique à leur première note dans que’ que partie de la mesure que ce soit. Voyez l'exemple 66cc.

L’ACCENT DES NOTES EXTREMES est tout défini par l’exemple suivant :

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L'ACCENT CARACTÉRISTIQUE est celui qui change périodiquement en temps forts les temps faibles de certaines danses; le deuxième temps, par exemple, dans la Mazurka et le troisième (accent caractéristique individuel) dans certaines valses de Chopin, comme aux 3ème et 4ème mesures de la Valse en Ut dièze mineur, aux quatre premières mesures de la 1ère Valse.

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