LA SOURDINE
Au piano à queue, la pédale dite douce et que nous appellerons sourdine, joint à la douceur de la sonorité par letoucher d’abord un léger changement de timbre en transportant le mécanisme pour mettre les marteaux en contact avec 2 cordes au lieu de 3; elle est encore cependant souvent désignée par
1 Il est des confusions permises soit par le registre, (le suraigu là où cessent les CR ou adroitement Dee par ia violence du choc du marteau es ff et très vifs, des fréquents changements
de pédale RES aux Are d'harmonie.
una corda comme au temps où les pianos n'avaient que 2 cordes. kr
Au piano droit, la sourdine rapprochesimplement les marteaux des cordes, mais comme la touche en est allégée, il ne faut pas être tenté d’abuser de cette pédale au détriment de son emploi approprié.
Contrairement à l’idée qu’on peut s’en faire quelquefois, la sourdine ne doit pas être considérée comme une suite, une sorte de succursale de la pédale ordinaire; toutes deux sont compatibles; la première pouvant être tenue baissée pendant les évolutions de la seconde.
En outre, ou en l’absence d'indications, la sourdine peut servir:
1° Aux traits en petites notes nu À d’autres marqués leggiero, leggierissimo, leggieramente.
2° Aux p subito après un cresc., un f.
3° Aux passages pp soudainement introduits do .s une tonalité éloignée comme celui en so! bémol dans le cantabile en fa de la 1re Novellette de Schumann,
4° Aux échos, comme dans la Sérénade en ré mineur de Schubert transcrite par Liszt.
5° Au pp des mélodies dites cachées, comme on en rencontre si souvent dans la musique de Chopin.