DORTOIRS DES ECOLES
commandée, contre laquelle nous n'avons jamais entendu élever d'objections et qui, au début seulement, a soulevé quelques récriminations sans bases sérieuses.
La majorité de la Commission à laquelle se sont ralliés les trois éditeurs qui en font partie, a été d'avis que les livres scolaires ne doivent pas être imprimés plus fin qu'en huit interligné d'un point. En d'autres termes, elle propose que chaque ligne, avec son blanc occupe en hauteur, au minimum, 3 millimètres et un tiers (3,384). De plus, la Commission demande qu'il n'y ait pas, en moyenne, plus de sept lettres par centimètre courant de texte; ces conditions sont indispensables, mais elles pourraient être insuffisantes si le tirage était fait sans soin, avec des caractères usés, etc.; comme il ne parait pas possible de caractériser par une évaluation précise ces éléments, il faut définir par une preuve d'ensemble la lisibilité des ouvrages qui pourront êire acceptés ; aussi, pensonsnous qu'on devrait refuser tout livre qui, éclairé par une bougie, à un mètre, cesserait d'être lisible par une bonne vue à la distance de 80 centimètres. Des caractères moindres ne sont admissibles que par exception et pour des notes de peu d'étendue. Pour les dictionnaires, tout en conservant la condition de sept lettres par centimèti e, comme maximum, on mettrait des lignes d'une hauteur totale de 3 millimètres (7 X 0,376 = 3,008).
Pour les cartes géographiques, il n'y a guère moyen de mesurer les dimensions de leltres gravées à la main et de faire la part revenant aux teintes et aux hachures dans la difficulté de lecture, et cependant la lisibilité est ici d'autant plus nécessaire que le sens ne peut aider à deviner les mots. Après avoir fait quelques expériences avec des atlas, la Commission propose d ■ déclarer qu'une carte posée verticalement à 1 mètre de distance d'une bougie devra être lisible par un œil normal, à la distance minimum de 40 centimètres. Quant aux cartes murales, il parait impossible d'y inscrire des noms lisibles à distance : les cartes que nous avons vues sont une invitation à recourir trop tôt aux verres concaves.
Habitation des élèves. — Il n'a été introduit depuis 1878 que' peu de modifications au logement des élèves dans les grandes écoles où ils sont pensionnaires, et particulièrement clans les lycées et collèges. Le système ancien des grands dortoirs où les lits s'alignent comme dans les salles d'hospices, continue d'être appliqué et nous constatons que le système de cabines séparées par des cloisons à mi-hauteur, comme à VÉcole Monge, ne tend pas à se généraliser. Toutefois, dans un projet de règlement pour la construction et l'ameublement des écoles normales, élaboré par la Commission des bâtiments scolaires, nous trouvons les prescriptions suivantes :
Les dortoirs, ne compteront jamais plus de trente lits, ils seront éclairés et aérés au moyen de fenêtres se faisant face et percées dans les deux murs longitudinaux, (fig. 34) La hauteur sous plafond sera de 4 mètres au moins. La largeur sera de 7m,50 environ. Le sol sera parqueté. L'espace réservé entre
les lits des élèves sera de 1 mètre au moins. Les fenêtres seront rectangulaires, à deux vantaux. L'appui des fenêtres sera placé à lm,10 du sol. — Les lits seront séparés par des rideaux mobiles.
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Fig. 34. — Disposition ordinaire des dortoirs. (D'après le règlement ministériel.)
Dans le cas où ce système de rideaux mobiles ne serait pas adopté, la Commission recommande le système des lits séparés par des cloisons et prescrit, pour cette installation, les conditions suivantes :
Les cloisons formant cabine seront adossées aux parois des fenêtres avec passage central de lm,50 de largeur au moins. (fig.35). Les cabines auront 2m,75de profondeur, lm,80de largeur. Les cloisons auront au maximum 2 mètres de haut avec un intervalle de 20 centimètres ménagé au-dessus du sol.
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