‹ L'etude experimentale de la rageChapitre 100 sur 238 · POUVOIR PRÉVENTIF DU SÉRUM ANTIRABIQUE · texte numérisé non relu

POUVOIR PRÉVENTIF DU SÉRUM ANTIRABIQUE

( rage puisse neutraliser l'action pathogène de ce dernier, il ne saurait s'agir d'un état réfractaire, mais seulement d'une action préventive limitée dans le temps, et sous la dépendance de nombreux (acteurs, en particulier de ['élimination du sérum.

L'action passagère exercée par ce liquide une fois tenninée, le virus rabique qui aura échappé à son action indirecte pourra cultiver el exercer ses propriétés pathogènes.

Si le pouvoir conféré par le sérum antirabique est réel, il faut ajouter que la preuve expérimentale en est difficile à donner. L'infection par la voie cutanée, celle- qui se produit dans les conditions naturelles de transmission de la rage, constitue une épreuve trop infidèle pour servir dans les expériences destinées à donner une idée de l'action du sérum. On peut en juger par l'essai suivant.

Trois cobayes reçoivent sur la peau 5, 10 et 20 ce. d'un sérum antirabique actif à i p. 3o ; le lendemain, chacun d'eux est inoculé dans les muscles de la nuque avec i ce. d'une émulsion épaisse de virus fixe; un lot de trois témoins subit la même épreuve. Résultat : deux de ces derniers prennent la rage, le troisième reste bien portant; quant aux traités, un seul survit à l'épreuve, celui aux io ce, les deux autres succombant à l'infection à des époques différentes. 4 Rien à conclure d'une telle expérience, le seul survivant des trois cobayes traités ayant pu résister naturellement à l'infection aussi bien que l'un des témoins.

C'est là une critique qui s'applique à toute expérience analogue, et Remlinger en reconnaît lui-même toute la valeur (7/1/1).

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Si l'épreuve sous-cutanée ou inteamiisculaire ne peul suffire dans ces expériences de sérothérapie, la trépa nation no saurait convenir pour des raisons opposées, parce qu'ollo est trop sévère. On ne saurai! s'étonner de voir, après une injection intracérébrale, la rage éclater chez des animaux traités par le sérum antirabique, quand on sail avec quelle rareté l'immunité active ellemême les préserve contre une semblable épreuve.

Des rechercbcs assez nombreuses sur cette question nous ont montré que les retards apportés par le sérum dans l'apparition de la rage après la trépanation son! le plus souvent insignifiants.

On pouvait se demander si. en pareil cas. le pou voir phagocylaire ne devrait pas être stimulé au lieu même de l'inoculation d'épreuve.

On injecte à cinq lapins ao-3o ce. d'un sérum antirabique actif à i p. 5; tous reçoivent cette dose sous Ja peau du ventre. Après trois jours, on injecte à quatre d'entre eux 0.25-0.75 ce. de bouillon ordinaire dans le cerveau, puis on les trépane tous vingt-quatre heures après; les cinq lapins prennent la rage dans les délais, normaux.

Dans une autre expérience , des cobayes inoculés sous la peau avec 10 ce. d'un sérum actif à 1 p. 4o succombent à la trépanation pratiquée quelques heures après, dans le même temps que les témoins.

L'introduction du sérum dans l'encéphale même ne produit pas d'effet notable : des lapins qui avaient reçu ainsi des doses considérables de sérum. o,5o et même 1 ce. ont pris la rage avec un ou deux jours de retard, cl cependant il s'agissait d'un sérum très actif.

Pour qu'il \ ail en pareil cas oflèl préventif, il faut

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