NEUFS
•2. Liquide céphalo-rachidien. — Le liquide céphalo-rachidien a été tout d'abord considéré comme étanl souvent virulent; toutefois W issokow ilch avait inoculé sous la dure-mère de plusieurs lapins la sérosité ventriculaire de la moelle et celle du quatrième ventricule de deux hommes et de trois chiens rabiqUes, sans réussir à transmettre la rage.
Lesieur (5o3), reprenant la question , recueille, chez quatre individus atteints de rage, le liquide céphalorachidien la veille de la mort ou après elle. Le liquide, , qui ne contenait pas de cellules, s'est montré dépourvu de virulence.
Daus deux essais d'inoculation de liquide céphalorachidien, centrifugé el dépourvu d'éléments nerveux, nous n'avons pu provoquer non plus la rage.
3. Nerfs. — Les nerfs sont assez souvent virulents. Pasteur avait donné la rage en inoculant des fragments du nerf pneumogastrique, recueillis soit à son origine, à la sortie du crâne, soit en des points plus éloignés. Les nerfs sciatiques s'étaient aussi montrés virulents.
L'inoculation des nerfs est une de celles à laquelle on s'est adressé dès les premières tentatives d'expérimentation sur la rage, puisqu'au début du xi\" siècle Rossi, à Turin, prétendait avoir communiqué la maladie en injectant le nerf crural d'un chat enragé, expérience reprise plus tard par llerlwig el Yirehovv.
Les recherches de Roux (77V) lui ont montré que des nerfs peuvent renfermer le virus rahique non seulement du coté de la morsure, mais du coté sain: toutefois, ils semblent contenir de virus et l'incu bation de la rage provoquée par l'inoculation des