MILITIONS DU VIRUS RA BIQUE H
\yec le bulbe de ces deux lapins. îles passages si ii 1 1 faits dans le cerveau de deux autres animaux G et I), (|ui tous les deux prennent la rage après une incubation de sept jours.
Les microbes rabiques contenus dans la moelle du sixième jour a'avaienl donc rien perdu de leur virulence; mais on peut supposer qu'ils étaient seulement moins nombreux.
On voit que 1rs expériences de Eiôgyès sur les dilutions du virus rabique el l'interprétation qu'il en a donnée concordent pleinement avec l'hypothèse ('mise par Pasteur dès [885 : « Les retards dans les durées d'incubation de la rage communiquée jour par jour à des lapins, ainsi que je l'ai dit tout à l'heure, pour éprouver l'état de virulence de nos moelles desséchées au contact de l'air, sont un effet d'appauvrissement en quantité du virus rabique contenu dans ces moelles et non un effet de son appauvrissement en virulence. »
Quant à savoir si les moelles desséchées, devenues incapables de donner la rage par inoculation mtraeérébrale, contiennent encore des microbes rabiques, il esi impossible de le démontrer en l'état actuel de n<»s connaissances. Mais nous pensons qu'après dix. douze, treize et quatorze jours de dessiccation, la totalité du virus n'a pas disparu de l'intérieur des tronçons de moelle. Si ceux-ci se montrent inoffensifs pour le cerveau du lapin, c'est que les microbes rabiques sont en trop pelil nombre. De même,. pour les dilutions à 1 : mooo de Hôgyès, il nous parait évident qu'elles contiennent encore des microbes spécifiques , trop peu nombreux toutefois pour infecter les animaux.