L’ETUDIANT ET LA GRANDE DAME
et loge chez elle gratis, ou à peu près, uu Leau jeune homme qui n’a rien !
'Ferdinand. Monsieur, u achevez pas, c est une infâme calomnie: vous pourriez supposer que lady Wiliou...
dupré. Je ne suppose rien qui puisse 1 offenser! car je sais, au dire même de ses gens, que mylady a toujours joui d'une réputation irréprochable, quelle est d’une glande iamille , dune grande naissance; mais elle est veuve, dit-on; elle est maiü^esse de sa main , rien ne peut l'empêcher d en disposer en faveur d’un jeune homme qui lui plaît.
LOUISE. O ciel !
' dupré. Ce n’est pas à elle que j’en veux, c est au jeune homme qui, prêt à contracter une pareille alliance , cherche encore à séduire la fille d’un honnête industriel.
Ferdinand. La séduire ! c’en est trop ; quelle que soit cette lady Hilton que jusqu ici j honorais et je respectais, je veux lui demander compte des bienfaits dont elle m accable à mou insu , et que je repousse.
Louise. Quoi, monsieur, ce mariage, s il était vrai, vous le refuseriez?
Ferdinand. A l'instant même.
dupré. Laissez donc, on ne renonce pas à une perspective comme celle-là!
Ferdinand. Vous le verrez! et puisqu'il vous fallait des preuves de mon amour, je serai ravi de déclarer devant vous à lady Wilton que je ne veux plus ni la voir, ni entendre parler d’elle.
LOUISE, V approuvant . C'est cela.
FERDINAND, s’échauffant . Il est aussi trop fort qu'on ne puisse pas sc soustraire à une telle persécution.
LOUISE, de même. C'est vrai.
Ferdinand. Qu’un jeune homme tranquille et inoffeusif soit exposé à îles soupçons...
LOUISE. Qui peuvent faire tort à son honneur.
FERDIN AND. C'est juste.
Louise. Et à son établissement.
Ferdinand. C’est cela même.
üupré. La voici.
Ferdinand. Nous allons voir !.. ne me quittez pas !..
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