‹ L'etudiant et la grande dame comedievaudeville en deux actesChapitre 25 sur 30 · L’ETUDIANT ET LA GRANDE DAME · texte numérisé non relu

L’ETUDIANT ET LA GRANDE DAME

et loge chez elle gratis, ou à peu près, uu Leau jeune homme qui n’a rien !

'Ferdinand. Monsieur, u achevez pas, c est une infâme calomnie: vous pourriez supposer que lady Wiliou...

dupré. Je ne suppose rien qui puisse 1 offenser! car je sais, au dire même de ses gens, que mylady a toujours joui d'une réputation irréprochable, quelle est d’une glande iamille , dune grande naissance; mais elle est veuve, dit-on; elle est maiü^esse de sa main , rien ne peut l'empêcher d en disposer en faveur d’un jeune homme qui lui plaît.

LOUISE. O ciel !

' dupré. Ce n’est pas à elle que j’en veux, c est au jeune homme qui, prêt à contracter une pareille alliance , cherche encore à séduire la fille d’un honnête industriel.

Ferdinand. La séduire ! c’en est trop ; quelle que soit cette lady Hilton que jusqu ici j honorais et je respectais, je veux lui demander compte des bienfaits dont elle m accable à mou insu , et que je repousse.

Louise. Quoi, monsieur, ce mariage, s il était vrai, vous le refuseriez?

Ferdinand. A l'instant même.

dupré. Laissez donc, on ne renonce pas à une perspective comme celle-là!

Ferdinand. Vous le verrez! et puisqu'il vous fallait des preuves de mon amour, je serai ravi de déclarer devant vous à lady Wilton que je ne veux plus ni la voir, ni entendre parler d’elle.

LOUISE, V approuvant . C'est cela.

FERDINAND, s’échauffant . Il est aussi trop fort qu'on ne puisse pas sc soustraire à une telle persécution.

LOUISE, de même. C'est vrai.

Ferdinand. Qu’un jeune homme tranquille et inoffeusif soit exposé à îles soupçons...

LOUISE. Qui peuvent faire tort à son honneur.

FERDIN AND. C'est juste.

Louise. Et à son établissement.

Ferdinand. C’est cela même.

üupré. La voici.

Ferdinand. Nous allons voir !.. ne me quittez pas !..

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