NEUVIÈME LEÇON
(NON PBOFESSÉt)
— 10 février 1848. *•
Suite de la leçon précédente. — Nos législateurs devaient fonder la loi dans l'opinion, dans l'éducation. Personne n'a pris au sérieux la souveraineté du peuple. — La France non consultée pendant soixante ans. .- La loi toujours neutralisée. — Tiraillement du corps social. — Mélanges monstrueux. — Mort commencée. — Le poëme du Dernier Homme. — Il suffit qu'il reste un homme, une étincelle morale. — Devoir du jeune homme. — Qu'il puise la force morale en lui. — Ce n'est pas un miracle du génie qu'il faut, mais un miracle du cœur. — Les grandes révolutions morales n'eurent de nouveau que l'appel au sacrifice. — Exemples de la révolution indienne, de la chrétienne, de la nôtre. — La nôtre ne fonda pas la loi dans la volonté, par une éducation appropriée. — 11 ne faut ni démêler, ni couper le fil trop mêlé. — Il faut, d'un grand cœur, entraîner le monde dans une sphère supérieure. — Il faut que la fraternité marche devant la loi, lui fraye un chemin. — Gomment on peut commencer l'œuvre dès aujourd'hui, hors du monde des disputes. — Conseil à un jeune homme. .,••••••#•••. . <, 251
DÎXIÈME LEÇON
(non trofessée) *■ - 17 février I848. -
« Des choses, et non des mots ». — Alliance du jeune lettré et du peuple dans l'œuvre commune du monde nouveau. — Le jeune homme ne peut rester dans l'égoïsme. — Il est atteint, même en ses plus chers attachements.. — Il faut qu'il se crée un monde à aimer. — Anéantissement de l'Église et de l'État. — Nullité de l'éducation qui étouffe lavenir. — Absence de toute nourriture morale. — L'individu doit suppléer à ce que ne fait point l'autorité. — Contraste de la vie sombre, abandonnée, du peuple d'aujourd'hui, et de la vie brillante, tout éducative du peuple d'Athènes. — Unité des facultés humaines : Eschyle. — Unité d'opinion formée par le théâtre. — Education nationale. Le théâtre en est la forme la . plus efficace. [Celte éducation sera V objet d'un cours; aujourdhui un mot de ce que peut {aire le théâtre). — Comment la légende populaire doit renouveler le théâtre. — Lui conserver le caractère populaire. — Paroles de la Pucelle. — Napoléon chantant à Austcrlitz. — La légende de la Tour d'Auvergne, premier grenadier de la République. — Comment un théâtre vraiment populaire peut recommencer la fraternité. 261
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