marina
Se trouvent habituellement par groupes au fond des mares ; quelques-uns viennent à la surface après la pluie et donnent à l’eau une teinte verte. On en prend dans le fond des fossés qui contiennent de l’eau; en général, il faut les conserver dans le liquide où ils ont été pris, car l’eau fraîche les tue bientôt. Ils se rencontrent encore dans l’infusion de Pammœcium Aurélia en septembre, dans les marais en novembre ; les infusions végétales dans l’eau douce ou salée, l’eau de mer croupie, les sources vives, l’eau limpide des rivières, sous les lentilles d’eau, dans les eaux stagnantes, parmi les conferves, dans le vinaigre,
a. l’étude des infusoires, polypes, etc. 541
la colle de pâte et le blé attaqué de rouille, plongé dans l’eau après avoir été ouvert.
0e GENRE. — ('yclitliiim.
Les cyclides sont des animalcules de forme aplatie, ronde ou ovale; ils sont dépourvus de cils. Leur transparence est si grande, que les plus délicates gravures ne peuvent reproduire que faiblement l’admirable éclat qui leur donne l’apparence du cristal.
Fig. 58, 59, 60, 61.... Cyelidium glaucoma.
192, 194 — scintillans (Glaucoma scintiltans, E.).
62 — nucléus.
63, 64 — dubium.
Infusion de foin, eaux stagnantes. Le Cijcl. pediculus se trouve sur les polypes; on peut en rencontrer parmi les lentilles d’eau.
7e GENRE. — l,iiraiim-oîliin (1).
Les individus qui forment ce genre sont membraneux, longs et un peu aplatis. Ehrenberg pense que les paramécides et les kolpodes sont des monades et des cyclides à un état d’accroissement plus développé.
Fig. 66, 67 Paramœcium chrysalis.
68 — Aurélia.
69 '. . . — oviferum.
70 — marginatum .
(1) M. Pritcliard ne donne aucun renseignement sur la manière de se procurer ce genre ; mais M. Muller a trouvé les paramécides dans les fossés, parmi les lentilles d’eau, en juin, novembre, décembre, dans les mares couvertes de matières vertes. En automne, ils abondent dans l’eau de mer, les marais; ils se développent aussi dans plusieurs autres infusions. fC. C.'
APPLICATION DU MICftOSCOPE
5 ti'i
8® GENEE. — Kolpoilu.
Les kolpodes varient beaucoup dans leurs formes extérieures. Les figures 80 et 89 donnent une idée générale de ce genre. Voici la définition de Millier : « Un animalcule invisible, très-simple, pellucide, aplati et contourné. »
76,79,80, 81,82 et83.
85, 86, 87, 88 et 89.. .
Kolpoda lamella (Trachelius lamella, E.).
— ochrea.
— mucronata.
— nucléus.
— meleagris (Amphileptus meleagris, E.).
— cucullus.
— cucullulus (Loxodes cucullulus, E.).
— cuculio (Loxodes cuculio, E.).
— pirura (Trichoda carniuiu, E.)
— cuneus.
Eau salée, lentilles d’eau, eau de mer, infusion de chènevis. Le K. cucullus , ce curieux infusoire, se trouve l’été dans diverses infusions végétales, et sont dans les macérations de foin longtemps conservées.
9e GENRE. — Clonimu.
Les animalcules ainsi nommés forment des amas, des groupes. Leur propagation s’opère parla séparation transversale d’un individu en plusieurs autres, qui néanmoins conservent une forme symétrique. Observés isolément, la plupart des individus ressemblent aux volvoces.
On ignore la disposition de leurs organes digestifs. Comme objets microscopiques, ces animaux sont fort curieux ; ils n’exigent qu’une amplification modérée.
Müller définit ainsi le genre Gonium : «Animalcules invisibles, simples, lisses et de forme angulaire. »
a l’étude des infusoires, polypes, etc. 5/i3
Fig. 93, 95 üonium pectorale.
96 — trichina.
97 — pulvinatura.
98 — corrugatum.
94 • — truncatum vel obtusangulum.
A la surface des eaux transparentes, le G. 'pectorale se trouve souvent avec le Çer caria viridis. On en trouve au mois de juin parmi les conferves des eaux claires, dans différentes infusions, surtout celles de fruits, de pulpe de poires.
10e GENRE. — Riirsurïn.
.Animalcules simples, creux, membraneux. Ils doivent leur nom à leur forme, qui est assez semblable à celle d’une bourse. Ehrenberg ne décrit qu’une seule espèce de bursaire ; il n’indique pas la place que ce genre doit occuper.
Fig. 99 Biirsaria truucatella.
100 — bullina.
101 — hirundinella.
116 — duplellu.
117 — globina.
Eau de mer, dans les lentilles d’eau, les eaux stagnantes.
Il' genre. — Cercarin.
Suivant Müller: « Animalcules invisibles, transparents, pourvus d’une queue. » Si l’on considère l’organisation intérieure de ce genre, on trouvera qu’il est extrêmement étendu. Quant aux espèces, elles diffèrent tellement entre elles, qu’il serait difficile de leur assigner avec exactitude des caractères généraux.
APPLICATION DU MICROSCOPL
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Fig. 102 Cercarin lemnn.