‹ L'étudiant micrographe; traité théorique et pratique du microscope et des préparationsChapitre 21 sur 75 · DE L ART D OBSERVER · texte numérisé non relu

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des lignes longitudinales et transversales; ces dernières sont éloignées les unes des autres de 1/1200* de milUmètre (11g. 118). Les lignes doivent se montrer bien nettes dans la lumière cenlrique lorsqu'on emploie des objectifs forts. Schacht recommanda comme élant les plus difficiles les écailles longues el transparentes. Depuis quelques années, le microscope s'étant perfectionné d'une façon extraordinaire, il a fallu chercher sans cesse FiG. lis. de nouveaux tests de plus en plus difficiles. Les Diatoipées, qui présentent sur leur carapace des lignes très-fines, ont fourni ce que l'on cherchait. Nous allons examiner les tests de ce dernier genre le plus employés.

l'ieurosigma angulata. — Étudiés avec des objectifs médiocres ou dans la lumière directe, avec des objectifs non à immersion, le Pleurosigma, tel qu'il est livré ordinairement par Dourgogne, c'est-idire à sec, se présente, comme daos la figure 119, sans la moindre apparence de stries. Mais que l'on emploie la lumière oblique el un excellent objectif, et l'on verra successivement trois séries de lignes se croisant sous un angle de 60 degrés, comme on le voit dans la figure 120 où nous avons dessiné, du côté droit, les lignes transversales et, à gauche, les deux autres lignes croisées. Les objectifs à immersion montrent Tort bien à ta fois les trois systèmes de lignes, el* toute la carapace parait couverte de petits Fin. 119. hexagones. Ces petits hexagones formenl-îls relief ou sont-ils creusés dans la substance de la carapace? C'est là, une question qui est loin d'être résolue, et les deux

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opinions sont sontenues par des micrographes également éminenls.

Grammatophora subulissima. — Les carapaces de cette Dialomée présentent au bord des lignes longitudinales et transversales. Ce sont ces dernières qui sont très-difficiles à voir car elles exigent un objectif parfait.

Surirella gemma. — Le Surirelia gemma est un des lests les plus difficiles qu'il y ait. Il faut, pour le voir, employer les meilleurs objectifs à immersion et en outre la lumière oblique. L'emploi d'un microscope k platine tour, nante est d'un grand secours.

CeS«n>e//a présente, comme on !e voit dans la figure 121 qui en représente à peu prés un quart, de grosses lignes bien marquées entre lesquelles se montrent des lignes transversales plus fines, comme il est dessiné dans la parlie A. Ce ne sont point ces dernières qui donnent au Surirtila gemma sa baute valeur comme test, mais en dirigeant convenablement le miroir ou en faisant tourner la platine, OD apercevra des lignes longitudinales délicates plus fortement marquées sur les grosses lignes transversales. Ce

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sont ces lignes fines marquées en fi dans la figure, qui

forment un des tesls les plus difliciles connus.

Navienla affinis. — Le Navicula affinis a été employé û j'ejiposition de Londres de 1862, pour juger les microscopes. Il est d'une difficulté extrême et surpasse même le Surtrella gemma. Celle Diatomée, comme on le voit dans la figure 1S2 qui en montre l'extrémité, présente, sur la ligne médiane, une raie large et proronde interrompue au centre de la carapace. Parallèlement à la raie médiane se montrent des lignes longitudinales fortement marquées et visibles même à l'éclairage cealrique. Hais Fia. 123. transversalement aux premières se montrent (les lignes très-serrées et d'une ténuité extrême : ce sont ces dernières qui donnent au Navicula a/finis sa valeur de test de premier rang. Elles exigent la lumière oblique et un éclairage modéré d'une façon convenable.

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