ÉSUS ADORE PAR LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE
Je crois, parce que vous l'avez dit, ô Jésus, qu'il n'y a pas jusqu'à un atome de bien qui n'ait dans votre Père sa suprême origine et dont notre reconnaissance ne doive le bénir avec amour.
Aussi voulez-vous que, de toute la terre, monte, à chaque heure, vers le Ciel une immense reconnaissance, un merci d'une infinie valeur et d'un charme sans égal.
Ce merci s'élève de votre Cœur à l'Autel et, par là, d'abord, nous rappelle sans cesse le devoir de la reconnaissance pour l'immense afflux de biens de nature et de grâce qui vient continuellement du Ciel.
Mais, en même temps, votre présence change absolument les conditions de la terre et de mon âme pour remercier. Sans cesse, je puis m'unir à vous pour la reconnaissance. Et ce devrait être un des mouvements les plus chers à mon cœur que de vous chercher au Tabernacle pour crier avec vous, bien souvent, mon action de grâces vers Dieu en retour des immenses bienfaits que reçoivent, à chaque heure, mon âme et l'univers, la terre, le ciel et le purgatoire.
Mais il me semble que vous faites infiniment plus encore par votre Sacrifice actuel.
Un soupir de votre très sainte Ame pour remercier, un de ces regards que l'Evangile aime à rappeler, une de ces paroles que l'Évangile encore rapporte souvent : Gratias agens, c'était plus que la bonté infinie du Père ne pou-
Aide absolument divine pour remercier.
Aide infiniment efficace que Jésus
nous donne
par l'immolation.
Ce qui aurait suffi surabondamment pour l'action de grâces du monde.
vait demander pour tous les bienfaits, de tous les siècles, de toutes les heures, accordés à tous les mondes, à toutes les âmes.
Mais, ô Cœur de Jésus, Canal et Réservoir adorable du Sang divin, vous avez voulu pour remercier, comme pour adorer, verser tout ce Sang d'une infinie valeur avec un amour immense. Aussi n'offrirai-je pas seulement quelques gouttes, infiniment précieuses, de votre Sang pour rendre grâces à Dieu de tant de bienfaits qu'épanche à chaque moment la source inépuisable de sa bonté; mais tout ce sang répandu au Calvaire, tout ce sang répandu dans la sainte Messe que je célèbre et dans toutes les messes que célèbrent tous les prêtres, à travers le monde entier. a quel point je A quel point je puis m'emparer de cette prière, pui!csrmd^Pa" de cette effusion suppliante, c'est ce que je ne prière. sajs pas assez. Jésus se faisant tout entier ma nourriture : Qui manducat me, me dit pourtant d'une manière aussi claire que sublime que je me nourris de tout ce qu'il est, en même temps que de sa Chair et de son Sang. Je me nourris donc de sa prière et de son adoration, de sa reconnaissance comme de toutes ses vertus, de tout son être. Faut-il que je remarque faiblement une vérité aussi divinement vitale!
ce que Jésus Vous êtes, ô Jésus, tout pour moi, dans l'Évan-
est' pour'moi. gile e* sur Ie Calvaire. Je vous y adore comme
Comment il m0n Rédempteur et mon Dieu. Vous y avez tous