Acte d'humilité
Plein de confiance en votre bonté et votre grande miséricorde, je m^approche de vous, Seigneur : malade, je viens à mon Sauveur; consumé de faim et de soif, je viens à la source de la vie ; pauvre, je viens au Roi du Ciel ; esclave, je viens à mon Maître ; désolé, je viens à mon tendre consolateur. Mais
Sue suis-je pour que vous vous onniez vous-même à moi ?
Comment un pécheur osera-t-il paraître devant vous? et comment daignerez-vous venir vers ce pécheur? Vous savez qu'il n'y a en lui aucun bien qui mérite cette grâce. Je confesse donc ma bassesse, je reconnais votre bonté, je bénis votre miséricorde, et je vous rends grâces à cause de votre immense cha*
12 COHFBèSION ET COMMUNION
rité. Car c'est pour vous-même et non pour mes mérites, que vous en usez de la sorte, afin que je connaisse mieux votre tendresse, et qu'embrasé d'un plus grand amour, j'apprenne a m'humilier plus parfaitement à votre exemple. Et puisqu'il vous plaît ainsi, et que vous l'avez ainsi, ordonné, je reçois avec joie la grftce que vous daignez me ^tire : et puisse mon indignité n'y p^s mettre obstacle ! O tendre et bon Jésus !
quel respect, quelles actions de grâces, quelles louanges perpétuelles ne vous dois-je pas pour Ja réception de vptre sacré Corps, si élevé au-dessus de tout ce crue peut exprimer le langage ae l'homme ! Mais que penserai-je en le recevant, en m'approchant de mon Seigneur, que je ne puis révérer autant (lue je le dois, et que cependant je désire ardemment recevoir? Quelle pensée meilleure et plus salutaire que de m'a-
baisser profondément devant vous et d'exalter votre infinie bonté pour moi? Je vous bénis, mon Dieu, et je veux vous louer étemeUement. Je me méprise et me confonds devant vous dans l*abtme de mon abjection. Vous êtes le Saint des saints, et moi le rebut des pécheurs. Vous vous inclinez vers moi, qui ne suis pas digne de lever les yeux sur vous. Vous venez à moi, vous voulez être avec moi, -VOUS m'invitez à votre Table.
Vous voulez me donner à man-
§er un aliment céleste, le pain es Anges, qui n'est autre que vous-même, o pain vivant, qui êtes descendu du Ciel, et qui donnez la vie au monde, O prodige de votre tendresse pour nous! Vous, Seigneur, mon Dieu, qui donnez l'être et la vie à tous les esprits, vous daignez venir à une pauvre âme misérable, et avec votre Divinité et votre humanité tout entière, rassasier sa faim ! ô heu-
H C0NFE89IOV KT COMMIINIOV
seuse, mille fois henreuse Tàine qui peut vous recevoir dignement, vous son Seigneur et son Dieu, et goûter avec plénitude la joie de votre présence I
Avant de se présenter à la sainte Table.
Seigneur , donnez - moi le Pain, ce pain dont vous avez dit qu*il donne la vie éternelle.
Venez, venez, Chair de mon Sauveur; charbon ardent, purifiez mes lèvres; brûlez-moi de l'amour qui vous livre à la mort. Venez, Sang que Tamour a fait répandre, répandez-vous dans mon âme, torrents de flammes. O Sauveur, c'est donc ici votre Corps, ce môme Corps percé de plaies; je m'unis à toutes : c'est par là que votre Sang s'est écoulé pour moi.
Vous nous dites, ô Dieu de miséricorde : « Venez, vous « qui êtes chargés, affligés, a altérés de vérité, allâmes
« de bonheur. » Ah ! quand viendrai-je ? quand apparattrai-je devant vous, dans la lumière, dans la félicité ?
J'approcherai de votre autel OÙ vous m'attendez, où vous m'appelez, pour m'éclairer , pour me fortifier, pour me consoler. O Pain au-aessus de toute substance, je vais vous recevoir ! Quand est-ce que vous serez Tunique aliment de mon cœur ? Pain des voyaçeurs, vous serez un jour le pain de ceux qui vivront dans la céleste patrie. Je vous adore, je crois en vous, je vous désire, je vous dévore en esprit : vous êtes ma nourriture, vous êtes ma vie.
Après la communion.
Actions de grâces.
Épanche-toi, ô mon âme, dans la méditation du bienfait qui t'a été accordé. Efforce-toi de concevoir tout ce qu'il contient. Vous êtes donc ma vie-
time, ô mon Sauveur! Si je ne •faisais que vous voir sur votre autel, sur votre Croix, le ne saurais pas assez que c est à | moi, que c'est pour moi que vous vous offrez; mais aujour- I d'hui que je vous mange, je sais, je sens, pour ainsi parler, que c'est pour moi que vous vous êtes offert. Je suis participant de votre autel, de votre Croix, du sang qui y purifie le , Ciel et la terre, de "la victoire que vous y avez remportée sur notre ennemi, sur le démon et sur le monde.
Si vous vous êtes offert pour i moi, donc vous m'aimiez : car ' pour qui donne-t-on sa vie, si ce n'est pour ses amis? Je jouis de votre amour tout entier, de toute son immensité ; je le ressens tel qu'il est, j'en suis pénétré : vous venez vous-même allumer ce feu dans mon cœur, afin que je vous aime d'un amour semblable au vôtre. Ah !
je vois maintenant, et je. con-
nais que vous avez pris pour moi cette chair humaine, que vous en avez porté les infirmités pour moi, que c'est pour moi que vous l'avez offerte, qu'elle est à moi. Etquepuis-je faire, ô ma Victime ! pour me donner à vous, et me faire aussi votre victime? Attachezmoi à votre Croix avec vous ; que je meure au monde, au plaisir, à la curiosité, au mensonfi^e, à tout amour humain.
Je veux être crucifié pour le monde, comme le monde est crucifié pour moi.
Au Dieu de l* Eucharistie,
O vous qui m'aimez tant, Jésus, ici véritablement Dieu caché, écoutez-moi, je vous implore.
Que votre bon plaisir soit mon plaisir, ma passion, mon amour! donnez-moi de le chercher, de le trouver, de l'accomplir ! Montrez-moi vos chemins,
indique^moi VOS sentiers. Vous avez vos desseins sur moi, dites-les-moi bien, et donnezmoi de les suivre jusqu'au définitif salut de mon âme.
Qu'indifférent à tout ce qui se passe, et ne voulant voir que vous, j'aime tout ce qui est à vous, mais vous surtout, mon Dieu, vous ! Rendez-moi amère toute joie qui n'est pas vous, impossible tout désir hors de vous, délicieux tout travail fait pour vous, insupportable tout repos qui n'est pas en vous. Qu'à toute heure, ô bon Jésus, mon âme prenne vers vous son vol; que ma vie ne soit qu'un acte d'amour ! Toute œuvre qui ne vous honore pas, faites-moi bien sentir qu elle est morte. Que ma piété soit moins une habitude qu'un élan continuel du cœur.
O Jésus, mes délices et ma vie, donnez-moi d'être sans recherche dans mon humilité, sans dissipation dans mes joies.
sans abattement dans mes tristesses, sans rudesse dans mon austérité . Donnez-moi de parler sans détour, de craindre sans désespoir, d'espérer sans présomption, d'être pur et sans tactie, de reprendre sans colère, d'aimer sans faux semblants, d'édifier sans ostentation, d'obéir sans réplique, de souffrir sans murmure.
Bonté suprême, ô Jésus, je vous demande un cœur épris de vous, qu'aucun spectacle, aucun bruit ne puisse distraire ; un cœur fidèle et fier, qui ne chancelle, qui ne descende jamais; un cœur indomptable, toujours prêt à lutter après chaque tempête; un cœur libre, jamais séduit, jamais esclave ; un cœur droit qu'on ne trouve jamais dans les voies tortueuses.
Et mon esprit, Seigneur, mon esprit ! Qu'impuissant à vous méconnaître, ardent à vous chercher, il sache vous ren-
contrer, vous, la suprême Sagesse! Que ses entretieus ne vous déplaisent pas trop! Que, confiant et calme, il attende vos réponses ; et que, sur votre parole, il se repose!
Puisse la Pénitence me faire sentir les épines de votre couronne ! Puisse la grâce me verser vos dons sur la route de l'exil ! Puisse la gloire m'enivrer de vos joies dans la patrie!
Ainsi soit-il.
(S^ Thomns d'Aquin.)
On peut réciter encore pour l'action de grâce les prières liturgiques au Saint-Sacrement, page 75 et suiv.
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|a messe est de toutes les «actions du christinnisme la plus glorieuse à Dieu et ** pïus utile au salut de iomme. Jésus-Cbrist y renouvelle le grand mystère de la Rédemption ; il s'y fait encore dans un vrai sacrifice, quoique non sanglant, notre victime, et vient en personne nous appliquer à chacun en particulier les mérites de ce sang adorable qu'il a répandu pour nous tous sur la croix. Venez-y avec des dispositions chrétiennes; prenez-y l'esprit de Jésus-Christ; offrez-vous avec lui et comme lui, et, pendant tout 1<) sacrifice, n'ayez d'esprit, de cœur et de sentiment que pour honorer Dieu et mériter ses gnàces.
22 LA SAIXTE MES^E
L'ordinaire de la messe.
Le Prêtre au pied de Vautel fait le signe de la croix.
Au nom du Père, etc.
y. Je m'approcherai de l'autel de Dieu.
]^. Du Dieu qui remplit de joie ma jeunesse.
y, O Dieu ! jugez-moi, et séparez ma cause de celle d'un Ï>euple impie; arrachez-moi à 'homme inique et trompeur.
1^. Puisque vous êtes ma force, ô mon Dieu, pourquoi m'avez-vous repousse ? Pourquoi me laissez-vous marcher dans ma douleur sous l'oppression de mon ennemi ?
y. Envoyez votre lumière et votre vérité ; elles m'ont guidé
(1) On l'omet, ainsi que le Gloria Patriy aux messes des défunts et pendant le temps de la Passion.
et introduit à votre montas^ne sainte, dans vos tabernacles.
^. Et je m'approcherai de Fautel de Dieu, du Dieu qui a rempli de joie ma jeunesse.
f. Et je chanterai vos louanges sur la harpe, ô Dieu ! ô mon Dieu ! Pourquoi t'affliger, ô mon âme ! et pourc^uoi répandre du trouble en moi ?
1^. Espère en Dieu, parce que je le louerai encore comme le salut de mon visage et mon Dieu.
f. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit .
^. A présent et toujours, comme dès le commencement et dans tous les siècles.
Ainsi soit-il.
f. Je m'approcherai de l'autel de Dieu.
^. Du Dieu qui remplit de joie ma jeunesse.
f. Notre secours est dans le nom du Seigneur.
^. Qui a fait le ciel et la terre.
Le Prêtre dit le Confiteor, et après on dit :
Que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, et qu'après vous avoir pardonné vos péchés, il vous conduise à la vie éternelle. Ainsi soit-il.
Je confesse à Dieu tout puissant, à la bienheureuse Marie toujours Vierge, à saint Michel Archange, à saint Jean-Baptiste, aux saints apôtres Pierre et Paul, à tous les Saints, et à vous, mon Père, que j'ai péché par pensées, paroles et actions ; par ma faute, par ma faute, par ma très grande faute. C est pourquoi je supplie la bienheureuse Marie toujours Vierçe, saint Michel Archange, samt Jean-Baptiste, les samts apôtres Pierre et Paul, tous les Saints, et vous, mon Père, de
Brier pour moi le Seigneur notre ►ieu.
L\ RMNTE MESSE 25
Le Prêtre prie pour les assistants et pour lui-même.
y. Que le Dieu tout-puissant vous fasse miséricorde, et qu'après vous avoir pardonné vospéctiés, il vous conduise à la vie éternelle.
^. Ainsi soit-il.
f. Que le Seiçneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde le pardon, Fabsolution et la rémission de nos péchés.
^. Ainsi soit-il.
f. O Dieu ! vous vous tournerez vers nous, et vous nous •donnerez la vie.
^. Et votre peuple se réjouira en vous.
f. Montrez-nous, Seigneur, votre miséricorde ;
4* Et donnez-nous notre salut.
5". Seigneur, écoutez ma prière ;
^. Et que mes cris s'élèvent jusqu'à vous.
y. Que le Seigneur soit avec vous.
^. Et avec votre Esprit.
Ze Prêtre, montant à Vautel,
dit :
PRIONS
Seigneur, effacez, s*il vous plaît, nos péchés, afin que nous approchions du Saint des Saints avec une entière pureté de cœur.
Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.
Le Prêtre, baisant Vautel, dit :
Nous vous prions. Seigneur,
Î)ar les mérites des Saints, dont es reliques sont ici, et de tous les Saints, de daigner me pardonner mes pèches.
Ainsi soit-il.
Le Prêtre, après V Introït, dit trois fois :
f. Seigneur, ayez pitié de nous.
LA SAINTE MESSB 27
]$. Christ, ayez pitié de
>us.
^. Seigneur, ayez pitié de
nous, nous.
Le Prêtre, étant au milieu de V Autel, dit :
Gloria in excelsis Deo, et in terra pax hoininibus bonse voluntatis. Laudamus te. Benedicimus te. Glorificamus te. Adoramus te. Gratias a^imus tibi
Eropter mag^am gloriam tuam :
)oniineDeus,Hexcœlestis,Deus Pater omnipotens; Domine, Fili unigenite, Jesu Christe; Domine Deus, Afi^nus Dei, Filius Patris. Qui toïlis peccata mundi, miserere nobis. Qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram. Qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis. Quoniam tu solus Sanctus ; Tu solus Dominus ; Tu solus Altissimus, Jesu Ghriste, cum Sancto Spiritu in gloria Dei Patris. Amen.
Le Prêtre, se tournant vers le peuple, dit :
y. Dominas vobiscum.
1$. Et cum Spiritu tuo.
Prière pendant les Oraisons,
Toute TEglise vous prie en corps, ô mon Dieu ! par la bouche du Prêtre; je me joins à elle, autant que je puis, pour vous demander tout ce qu^elle vous demande. Accordez-moi votre amour, le pardon de mes péchés, la charité pour mon prochain, et les vertus que je suis obligé de pratiquer dans mon état. Exaucez-nous, Seigneur, puisque nous vous demandons ces grâces par Jésus- Christ, etc.
. Épître de saint Paul aux Ephésiens, c. 5.
Mes frères, soyez les imitateurs de Dieu, comme ses enfants bien-aimés; et marchez dans Tamour et la charité.
comme Jésus-Christ nous a aimés, et s^est livré lui-même pour nous, en s'offrant à Dieu comme une victime d'asrréable odeur. Qu'on n'entende pas même parler parmi vous ni de fornication, m de quelque impureté (jue ce soit, m d'avarice, comme il convient à des Saints.
Qu'on n'y entende ni parole dés-' honnête,ni folie, ni bouffonnerie, ce qui ne convient pas à votre état, mais plutôt des actions de ffràces. Car sachez que nul fornicateur, nul impudique, nul avare, dont le vice est une idolâtrie, ne sera héritier du royaume de Jésus- Christ et de Dieu. Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c'est là ce oui attire la colère de Dieu sur les incrédules. N'ayez donc rien de commun avec eux; car vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière en Notre-Seigneur. Conduisezvous donc comme des enfants
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de lumière. Or, le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.
A la fin de VÉpitre, on dit :
^. Deo gratias.
Pendant le Graduel.
O Dieu! qui donnez la lumière de votre Esprit à ceux qui sont dans Tégarement, afin qu'ils puissent retourner dans la voie de la justice, faites, la grâce à ceux <jui portent la qualité de Chrétiens, de rejeter tout ce qui est contraire à cet auguste nom, et de remplir parfaitement les devoirs de cette sainte profession.
Avant l'Évangile, le Prêtre dit:
Purifiez mon cœur et mes lèvres, ô Dieu tout-puissant, qui avez purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent; qu'il vous plaise me
purifier de telle sorte, que je puisse annoncer dignement votre saint Evangile. Par Jésus- Christ Notre-Seigneur.
Que le Seigneur soit dans mon cœur et sur mes lèvres, afin que fannonce dignement son saint Evangile.
Ainsi soit^il.
f. Dominus vobiscum.
^. Et cum Spiritu tuo.
mitium çel Sequentia sancti Evangelii secundumiV...
^. Gloria tibi, Domine.
Suite du saint Evangile, selon saint Jean, c. i5.
En ce temps-là Jésus dit à ses disciples : Je suis le cep de la vig^e,et vous en êtes les branches. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit; car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Celui qui ne demeure pas en moi sera jeté dehors comme le sarment : il séchera, et on
le ramassera pour le jeter au feu, et il brûlera. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et tout vous sera accordé.
C'est la gloire de mon Père que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez en effet mes disciples. Je vous ai aimés comme mon Père m'a aimé : demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme j'ai gardé moi-même les commandements de mon Père, et comme je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie demeure en vous, et que votre joie soit parfaite.
A la fin de V Évangile, on répond :
]$. Laus tibi, Christe.
Le Prêtre, en baisant V Évangile, dit :
Que nos péchés soient effacés par les paroles du saint Evangile.
Le Prêtre^ étant au milieu de V Autel, dit :
Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem, factorem cœli et terrœ, visibilium omnium et in visibilium. Et in unum Dominum Jesum Christum, FiliumDei unigenitum :
Et ex Pâtre natum ante omnia sœcula : Deum de Deo, lumen de lumine, Deum verum de Deovero : Genituni, non factum, consubstantialem Patri, per quem omnia facta sunt :
Qui propter nos homines, et propter nostram salutem descendit de cœlis. Et incarnatus est de Spiritu sancto, ex Maria Virffine : Et ifOMO fac- Tus EST. Crucifixus etiam pro nobis sub Pontio Pilato ; passus
et sepultus est. Et resurrexit tertift die secuadum Scripturas. Et ascendit in cœlum, sedet ad dexteram Patris. Et iterùm venturus est cum gloriâ judicare vivos et mortuos ; cujus Tegni nonerit finis. Et in Spiritum sanctum Dominum, et vivificantem ; qui ex Pâtre Filioque procedit ; Qui cum Pâtre et Fiuo simul adoratur et conglorificatur; Qui locutus est per Prophetas. Et unam, sanctam, catholicam, et apostolicam Ëcclesiam. Gonfiteor unum baptisma in remissionem peccatorum : Et exspecto resurrectionem mortuorum : Et vitam venturi saeculi. Amen.
y. Dominus vobiscum.
]^. Et cum Spiritu tuo.
A V Offertoire,
Ce ne sont pas des holocaus> tes qui vous sont agréables^ Seigneur ; le sacrifice que vous demandez est un esprit Drisé de
douleur. Vous ne rejetez pas un cœur contrit et humilié.
Ohlation de V Hostie,
Recevez, ô Père saint! Dieu tout-puissant et éternel, cette hostie sans tache, que je vous offre, tout indigne que je suis de ce ministère, comme à mon Dieu vivant et véritable, pour mes péchés, mes offenses et mes négligences, qui sont sans nombre, et pour tous les assistants ; je vous l'offre aussi pour tous les fidèles chrétiens, vivants et morts, afin qu'elle soit pour eux et pour moi, un gage du salut éternel.
Le Prêtre met le vin et Veau dans le Calice.
O Dieu ! qui, par un effet admirable de votre toute-puissance, avez créé l'homme dans un si noble état, et qui l'avez rétabli dans sa dignité par une plus grande merveille, faites-
nous la grâce, par le mystère de cette eau et de ce vin, d*avoir un iour part à la divinité de celui qui a daigné se revêtir de notre humanité, Jésus-Christ, votre Fils, qui, étant Dieu, etc.
Le Prêtre^ offrant le Calice^
dit :
Seigneur, nous vous offrons le Galice du salut^ suppliant votre bonté de le faire monter en odeur de suavité, en présence de votre divine Majesté, pour notre salut et celui de tout le monde. Ainsi soit-il.
S' inclinant y il dit :
Nous nous présentons devant vous, Seigneur, avec un esprit humilié et un cœur contrit; recevez-nous, et faites que notre sacrifice s^accomplisse aujourd'hui devant vous d'une manière qui vous le rende agréable, ô Seigneur, notre
Dieu ! Venez, sanctificateur tout-puissant, Dieu éternel, et bénissez ce sacrifice préparé pour la gloire de votre saint Nom.
Le Prêtre lave ses doigts.
Je laverai mes mains avec les justes, et ie m'approcherai de votre autel, Seigneur, afin d'entendre publier vos louanges, et de raconter toutes vos merveilles. Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison, et le lieu où réside votre gloire. O Dieu ! ne perdez pas mon âme avec les impies, et ma vie avec les hommes de sang, çiui ont les mains remplies d injustices et la droite pleine de présents.
Pour moi, j'ai marché dans l'innocence ; délivrez-moi, et ayez pitié de moi : mon pied est demeuré ferme dans la voie droite: le vous bénirai, Sei-
gieur, dans les assemblées, loire soit au Père, etc. .
Le Prêtre s'incline^ et dit :
Recevez, ô Trinité sainte, cette oblation, c^ue nous vous offrons en mémoire de la Passion, de la Résurrection et He l'Ascension de Jésus-Christ Notre-Seigneur, et en l'honneur de la bienheureuse Marie toujours Vierge, de saint Jean- Baptiste, des apôtres saint Pierre et saint Paul, de . . .
et de tous les autres Saints, afin qu'elle soit à leur honneur et pour notre salut, et aussi afin qu'ils daignent, dans les cieux, intercéder pour nous, qui renouvelons leur mémoire sur la terre. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Ainsi soit-il.
Le Prêtre baise V Autel et dit :
Orate, fratres, etc.
Priez, mes frères, afin que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant.
^. Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice pour l'honneur et la gloire de son nom, pour notre utilité particulière, et pour le bien de toute son Eglise sainte.
Le Prêtre dit tout bas, Amen, ensuite la Secrète; puis il
dit :
y. Dans tous les siècles des 43iècles.
i^. Ainsi soit-il.
y. Que le Seigneur soit avec vous.
^. Et avec votre Esprit.
. y. Elevez vos cœurs.
1^. Nous les tenons élevés vers le Seigneur.
y. Rendons grâces au Seigneur notre Dieu.
lÈ. Il est bien juste et raisonnaole.
Véritablement il est juste et raisonnable, il est équitable et salutaire de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, ô Seigneur, Père saint. Dieu
40 LA. SAINTE MESSK
tout-puissant et éternel ; c*est par Jesus-Ghrist Notre-Seigneur que les Anges louent votre Majesté, que les Dominations Tadorent, que les Puissances la craignent et la révèrent, et que les Clieux et les Vertus des Cieux et les bienheureux Séraphins célèbrent ensemble votre gloire avec des transports de joie. Nous vous prions de permettre que nous unissions nos voix à celles de ces Esprits bienheureux, pour chanter avec eux, humblement prosternés :
Sanctus, Sanctus, Sanctus, Dominus, Deus sabaoth. Pleni sunt cœli et terra glorift tuâ.
Hosanna in excelsis.
BenedJctus qui venit in nomine Domini. Hosanna in excelsis.