‹ L'Europe et la révolution française (volume 4)Chapitre 2 sur 128 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Ce qui se passait en France était comme inintelligible au reste de 1 Europe. D'après toutes les règles consacrées et selon l'exemple récent de la Pologne, la France aiurait dû se consumer dans l'anarchie, s ouvrir à l'invasion, s'offrir de soi-même aux partages. Tous les signes habituels s'y étaient manifestés : plus de gouvernement, plus de finances, plus d armée, la guerre civile, des factions alliées à l'étranger. L'événement tournait contre les calculs des empiriques. Ils ne comprenaient pas plus que la France résistât à leurs troupes et trompât les spéculations de leurs diplomates, que les terroristes ne comprenaient qu elle se refusât à leur utopie. Dans leur impuissance à embrasser et à pénétrer ce grand phénomène national, ils recouraient aux conjectures vulgaires, au mystère des complots.

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