TRUIRE
ADRESSE: Hi lue Westmorinnd U NiR ET INS
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Nos frères louisianais reçus avec enthousiasme en Acadie
Le retour d'Évangeline
Evangéline est revenue au pays de ses pères Elle s'est assise sur la margelle de ce puits auquel la tradition et la légende ont lié son nom. Elle s'est mélée à la foule acadienne qui l'a reconnue pour sienne, qui l'a fétée, choyéc! E le s'est agenouillée au pied de la croix qui marque le lieu d'où sont partis les pa: rias de 1735. elle a retrouvé tout naturellement le méme ste que fusaient ses pères lorsqu'eux aussi priaient pour leurs morts De ses lèvres sont tombés les mêmes mots, les mêmes accents qu'avaient connus Gabriel, Bas ù
le, Benoit tous les habita * € l'ancien Grand'Pré. Elle est revenue avec le même costume pittoresque et la méme coiffe blanche et jolie et nous à montré avec quelle gré ce vêtement se pouvait porter lle est revenue non pas avec cet air nostalgique que lui prétent trop vojontiers les artistes, mais elle nous est apparue avec un Sourire plein d'une vie exubérante Car E ine est bien vivante et ce qu'il y a de beau chez elle c'est qu'elle entend ne pas mourir, que ce sourire qui lui conquiert les foules aujourd'hui, elle a su le conserver constamment, même au jours de tempête, de souffrances ot d'angoisses Ce sourire, c'est sa grace, € saussi force
Ce retour! Cette survivance! Quelle ment le dire. le faire saisir aux autres, à ceux qui n'ont pas vit aui n'ont pas senti? Comment le tixer avec des paroles mx habiles sur un bout de papier? Cela ne se peut pas! [1 ya là un érénement qui, par l'émotion profonde dout il a remué les coeurs, par 1 multiples souvenirs qu'il évoqué, les perspectives nombreuses qu'il suggère, dépasse les forces ordinaires d'expression On sent crop bien qu'à vouloir ve,dre tout cela, on serait force de se rabattre sur les fermules les plus banales, les plus ordinaires les plus ridieulement insuffisantes Et cela aurait l'air d'unê profanation! Comment oserait-on parler de bienvenue de réceplion enthousiaste” d'aceueil chaleureux? Pauvres mois les qui ne diraient plus rien ii? Et comment oserait-on parler « lorsque cette juir est si profonde qu'elle s'exprime larmes? La véritable é6lo nce, ici, c'est encore celle du peuple. Lui a su truuvr le geste ei les mots du coeur Partout il s'est porté à lu rencontre des Lonisianais et à fratern eux, immédiatement, sans gêne et suns hésitation comm un ami qui rencontre un ami de vieille date et échange avec lui des souvenirs. Dans tuile paroisse, nous avons vu une bonne
Ce ne The land Coangeline |
l'on devait distribuer ut passage des automobi ibupn NOVA SCOTIA
dain toute contenance, passer du rire aux plour
ALque peutéure Les cuuisais tie Viéndiudnt pa, uit etale possible qu'ils eussent pris line autre route Mais comment, ANNOTATED GUDE se une autre route? On leur avait promis qu'ils passeraient là, qu'on & RS è les verrait, qu'on leur parlerait Et il était trop tard pour aller Hhsrévirat and Deéripiie les rencontrer ailieurs La chose n'était pas pussible! JC cerise excellente femme, les larmes au veux, refusait de croire’
C'est peut-être à la gare, de Moncton au moment du départ que cette émotion tHtcNse qui Etre ait la foule se miam le plus nettement. 1 y avait là des mill en, Gui Se pre saient, se bousculetent. dans l'esp encontrer Un “CONsin Où une “cousine” de la-bas Lorsque le train décolla les hourulaieut étre
chose prodigieuse! Com
ec
rahs qui voulaient être joyeux, ICS du-revoirs qui Y très gais s'assonrdirent, les mouchoirs s'agitèrent déce péréments Une femme nou loin de nous, cria: “Mon Dieu, ile S'en vont"! Et une autre nous confia peu de temps après
Ce sont nos gens pourtant, des Acadiens comme nous Pourquoi parents? THE EVANGELINE
Con lent DISTRICT
Crise sentimentale, sera-t-on tenté de dire en certains milieux" OF NOVA SCOTIA
Sans donte l'émotion suscitée par le passage des Louisianais a été vrop intense pour durer perman mment D'ailleurs l'émouou n'est pas faite pour durer et il n'est pas bou qu'elle dure Mais Wen restera-t-il rien?
D abord il y à un résultat que l'on peut dès aujourhui toucher s COLE du doigt Le pèicrinage louisianais à fait plus pour révéler OA < l'Acadie louisianaise au Canada français que tous les écrits à ’ F Y.
Nous savions vaguement jusqu'ici qu'il y avait des Acadiens C'était des fils des exiles de 17 Longiellow en avait parlé, les historiens aussi Mais c'était \éorique, livresque, Nous consiane comme le collégien or-
naissions les Acadiens de la I
dinaire connait telle grande ville dont parlent bouquins. Mais la semaine dernière nous avons vu et nous aYons senti st déchiré qui nous a permis de regarder fac
Un voile s° les Acadiens de la Louisiane.Et cette comitaissance n'est plus limitée à quelques intellectuels ou quelques amateu de l'histoire. Elle est entrée dans l'esprit de la foule par l'entremise de son coeur
Et voyant les Acadiens de jà-bas, nous nous sentis pour lui uue sympathie profonde; nous avons € onstaté qu'ils parlaient encore le français et priaient aux mêmes églises que nous, et parce qu'ils ont eu à faire face à des difficultés encore plus grandes que les nôtres, cet attachement à la langue et à lu foi nous a paru encore plus touchant! Et ils veulent conserver ces ci istiques et ils ont besoin pour cela de secours du dehors.
Ne pourrions-nous rien faire pour eux!
Jusqu'ici nous croyions avoir mis notre conscience nationale À Jusqu'ici nous croyons uvoir mis notre conscience nationale à l'abri de tout reproche en no rappelant que nous sommes nous-mêmes faibles et que nous devions d'abord songer à assurer Compliments ol the notre propre avenir. Cela est tuujours vrai. Mais maintenant que nous sentons très bien qu'il serait ignoble de ne pas tendre CHAMBER OF COMMERCE Ja main à nos frères louisianais, demandons-nous donc s'il n'y Wolfviile, N. S aurait pas moyen de tourner la difficulté? Nous sommes faible: ici comme là-bas, Mais pourquoi ne pas unir ces deux faibl Deux cents mille ici, peut-être le double en Louisiane! 11 doit tout de mème y avoir moyen de collaborer sans s'affaiblir mutuellement. La furmule? Nous ne la connaissons pas encore. Elle ne se présentera pas du premier coup à l'esprit, mais elle existe certainement et il faudra la trouver. La formule? Elle se présent peut-être d'elle-même, sans qu'il soit besoin de chercher. Tenez, par exemple. On demande des prêtres de langue française là-bas. lei en Acadie, il est impossible de leur en fournir, dira-t-0n nous n'en avons pas assez C'est peut-être vrai, mais croit-on que les sentiments profonds qui ont été remués ces jours derniers dans les coeurs acadiens, pourvu qu'ils ES Fa es soient eultivés, ne contribueront pas à déterminer des vocations La popularité d'Evan gélhne. spéciales? Pourquoi ces sentiments ne aient-ils p le moyen humain d'acheminer vers le ministère louisianais des jeunes gens qui autrement n'auraient pas songé au sacerdoce?
RMS Qu'est-ce qui a frappé les foules dans ce pèlerina me? C'est
je costume pittoresquê d'Evangéline qui symbolise si bien l'attachement à une culture distincte, riche et belle, Cette beauté et cette culture ne doivent pas disparaire en Louisiane, A, R,
5 i *’VAYNV") NŒ SANILIUAVIN SHONIAOU SA ALAN)