Le Bienheureux s'écria
10. — « Quoi que doive faire celui qui aspire à parvenir à la tranquillité du Nirvana qu'il soit capable et droit, consciencieux et doux et ne soit pas orgueilleux.
11. — « Que nul de vous ne trompe autrui, que nul ne méprise autrui,, qu'aucun par colère ou ressentiment ne souhaite de nuire à autrui.
^""^2. — « Heureuse est la solitude de l'homme paisible qui connaît et contemple la vérité. Heureux est celui qui se tient ferme, demeurant toujours sur ses gardes. Heureux est celui qui n^a plus ni chagrin, ni désirs. La victoire sur la vanité obstinée du moi est en vérité le bonheur suprême.
13. — « Que chacun place son plaisir dans le Dharma, se délecte dans le Dharma, se tienne ferme dans le Dharma, qu'il sache examiner le Dharma, ne soulève aucune discussion qui souille le Dharma, et passe son temps à méditer sur les vérités sublimes du Dharma.
14. — « Un trésor déposé dans un puits profond ne sert à rien et peut facilement être perdu. Le vrai trésor, qui est amassé par la charité et la piété, la tempérance, la puissance sur soi-même, ou par des actes méritoires, est en sûreté et ne peut disparaître. Il n'est jamais gagné en dépouillant ou maltraitant autrui
et aucun voleur ne peut le voler. Quand il meurt, l'homme doit abandonner l'opulence passagère du monde, mais il emporte avec lui, ce trésor de ses actes vertueux. Que le sage fasse de bonnes actions ; c'est un trésor qui ne peut jamais se perdre. »
15. — Alors les bhikchous glorifièrenl la sagesse du Tathâgata :
16. — « Tu as passé au-delà de la douleur; tu es saint! 0 Illuminé, nous voyons en toi l'homme qui a détruit ses passions. Tu es glorieux, réfléchi et ton intelligence est grande. 0 loi qui a mis fin à la douleur, tu nous a sortis du doute.
17. — « Parce que tu as vu notre ardent désir et que tu nous as fait sortir du doute^, adoration à loi, ô Mouni, qui as atteint le profit le plus élevé dans les voies de la sagesse.
18. — « Le doute qui nous étreignait auparavant, lu l'as fait disparaître en l'éclairant, ô toi qui vois avec clarté ; en vérité tu es un Mouni parfaitement éclairé, il n'y a point d'obstacle pour toi.
19. — « Toutes tes peines sont dissipées et détruites ; tu es calme, dompté, ferme et véridique.
20. — « Adoration à toi, ô noble iVIouni, adoration à toi, ô le nieilleur des êtres ; dans les mondes des hommes et des dieux il n'est personne qui t'égale.
2i. — Tu es le Bouddha, tu es le Maître, lu es le Mouni vainqueur de Mâra; après avoir détruit le désir tu as franchi le torrent et fait passer cette génération sur l'autre rive ! »