‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 142 sur 204 · Seigneur^ je l'ai entendu dire », répondit Ananda · texte numérisé non relu

Seigneur^ je l'ai entendu dire », répondit Ananda

4. — « Aussi longtemps^ Ananda, dit le Béni, que les Vridjis tiendront ces assemblées publiques complètes et fréquentes, on peut compter qu'ils ne déclineront point, mais qu'ils prospéreront. Aussi longtemps qu'ils s'entendront, aussi longtemps qu'ils honoreront leurs anciens, aussi longtemps qu'ils respecteront les femmes, tant qu'ils resteront religieux et célébreront les rites convenables, tant qu'ils •étendront sur les saints hommes une juste protection, les défendront et subviendront à leurs besoins, on peut compter que les Vridjis ne déclineront points mais qu'ils prospéreront. »

5. — Alors le Bienheureux s'adressant à Varchakâra lui dit : « 0 brahmane, à l'époque où je demeu-

rais à Vaiçâlî, j'ai enseigné aux Vridjis ces conditions de prospérité, que tant qu'ils seraient bien instruits, tant qu'ils suivraient le droit chemin, tant qu'ils se conformeraient aux préceptes de la justice, on pouvait compter qu'ils ne déclineraient point, mais au contraire qu'ils prospéreraient ».

6. — Aussitôt que le messager du roi fut parli, le Bienheureux fit assembler dans la salle de prière les frères qui résidaient dans les environs de Râdjagrihâ et leur parla, disant :

7. — « Je veux vous apprendre, ô bhikchous, les conditions de la prospérité d'une communauté. Écoutez-moi attentivement, je vais parler.

8. — « Aussi longtemps, ô bhikchous, que les frères tiennent des assemblées complètes et fréquentes, se réunissent d'accord, se lèvent d'accord et s'occupent d*accord des affaires du Sangha, aussi longtemps, ô frères, qu'ils n'abrégeront pas ce que l'expérience a prouvé être bon, et qu'ils n'introduiront que les réformes qui auront été soigneusement éprouvées, aussi longtemps que leurs anciens pratiqueront la justice, aussi longtemps que les frères estimeront, vénéreront et sotiliendront leurs anciens, et écouteront leur voix, aussi longtemps que les frères ne seront point sous l'influence de l'attachement (au monde), mais se délecteront dans les bénédictions de la religion, de sorte que les hommes de bien et saints viennent à eux et demeurent avec eux en paix, aussi longtemps que les frères ne s'adonneront point à l'in-

dolence et à la paresse, aussi longtemps qu'ils s'exerreront dans la septuple sagesse suprême de l'activité mentale, recherche de la vérité, énergie, satisfaction, modestie, empii-e sur soi-même, contemplation profonde et égalité d'esprit, aussi longtemps on pourra compter que le Sangha ne déclinera point, mais qu'il prospérera.

9. — a C'est pourquoi, ô bhikchous, soyez remplis de foi, modestes de cœur, éloignés du péché, avides d'apprendre, forts en énergie, actifs d*esprit, et remplis de sagesse ».

LXXXVIII. — Droite conduite.

1. — Dans le temps où le Bienheureux demeurait au Pic du Vautour, il eut un grand entretien religieux avec les frères sur la nature de la conduite droite, et il prononça le même sermon dans un grand nombre de lieux par toute la contrée.

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