Voir note
183. — Pdtaliputra (pâ'i Pdlaliputta), ville appelée aussi Pâtaligâma située sur le Gange, au nord de Râjagrhâ, et actuellement nommée Patna. C'était la forteresse du Magadha contre les Vrjis. On dit que le Boud Ihi prédit la future grandeur de celte cité, ce qui est un point important pour déterminer l'époque où fut écrit le récit de son séjour à Pâtaliputra. On ne sait pas encore exactement à quelle époque Patna a pris l'importanca qu'elle a maintenant. C'était la capitale du Magadha lorsque Mégasthénès, ambassadeur de Séleucus Nicator, visita l'Inde à la fin du iii° siècle avant J.-C, et décrivit cette cité avec beaucoup de détails.
184. — Ambapâli. Courtisane nommée « Dame Amrâ » dans le Fo-sho-king-tsan-king . Il nous est difficile de nous faire une idée exacte de la condition sociale des courtisanes dans l'Inde au temps du Bouddha. Ce qui est certain, c'est que ce n'étaient pas des prostituées vulgaires, mais des femmes riches et possédant une grande influence. Leur éducation ressemblait à celle des hétaïres de la Grèce, où Aspasie joua un rôle si important. Quelquefois elles ont pu avoir un rang analogue à celui de M™« de Pompadour en
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France, à la cour de Louis XV. Elles ne se faisaient pas remarquer par la naissance, mais par leur beauté, leur éducation, leur raffinement, et d'autres perfections entièrement personnelles ; beaucoup d'entre elles furent mises en vue et entretenues par la faveur royale. Les premiers ' paragraphes du 5" Khandaka du Mahâvagga [Sacred Books of the East^ XVII, p. 171-172) donnentune idée assez nette du rôle important des courtisanes de cette époque. Ce n'étaient pas nécessairement de vénales filles de joie, mais souvent des femmes distinguées et en renom, des mondaines sans être méprisables.
185. — Liccavi. Famille princière chargée héréditairement du gouvernement de la république de Vaiçâlî.