‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 27 sur 204 · Et le Bienheureux exposa l'instabilité du moi · texte numérisé non relu

Et le Bienheureux exposa l'instabilité du moi

25. — (( Tout ce qui a eu un commencement se dissoudra de nouveau. Tout souci de la personnalité est

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vain; le moi est semblable à un mirage, et toutes les tribulations qui l'atteignent sont passagères. Elles s'é. vanouiront comme le cauchemar quand le dormeur s'éveille.

26. ^- « Celui qui est éveillé est affranchi de la crainte; il est devenu Bouddha; il connaît la vanité de tous ses soucis, de ses ambitions et aussi de ses peines.

27. — « 11 arrive parfois qu'un homme qui vient de se baigner marche sur une corde mouillée et croit que c'est un serpent. L'horreur Je saisit et il est frappé de peur, souffrant d'avance dans son esprit toutes les agonies causées par une morsure venimeuse. Quel soulagement doit ressentir cet homme quand il voit que ce n'est pas un serpent? La cause de sa frayeur repose dans son erreur,^son ignorance^ son illusion. S'il reconnaît la nature de la corde, la tranquillité de son esprit lui reviendra; il se sentira soulagé; il sera joyeux et heureux.

28. — « Tel est l'état d'esprit de celui qui a reconnu qu'il n'y a pas de moi, que la cause de toutes ses peines,-ses soucis et ses vanités est un mirage, une ombre, un rêve.

29. — « Heureux est celui qui a vaincu tout égoïsme; heureux celui qui a obtenu la paix; heureux celui qui a trouvé la vérité.

30 — « La vérité est noble et douce ; la vérité a la puissance de vous délivrer du mal. Il n'y a pas dans le monde d'autre sauveur que la vérité.

31. — « Ayez confiance en la vérité, lors même que vous ne seriez pas capable de la comprendre, lors même que vous supposeriez que sa douceur est amère, lors même que vous reculeriez devant elle au premier abord. Confiez-vous en la vérité.

32. — « Les erreurs égarent; les illusions engendrent des maux. Elles enivrent comme les boissons fermentées ; mais elles s'évanouissent bientôt, et laissent l'homme malade et dégoûté.

34. — « Le moi est une fièvre ; le moi est une vision passagère, un rêve; mais la vérité est salutaire, la vérité est sublime, la vérité est éternelle. Il n'y a d'immortalité que dans la vérité. Car seule la vérité demeure éternellement, »

35. — Et quand la doctrine eut été exposée, le vénérable Kaundinya^^, le plus âgé des cinq bhikchous, discerna la vérité avec Fœil de son esprit, et il dit: « En vérité, ô Bouddha notre Seigneur^ tu as trouvé la vérité. »

36. — Et les Dévas, les saints et tous les bons esprits des générations mortes qui avaient entendu les sermons du Tathâgata, reçurent avec joie la doctrine et s'écrièrent : « En vérité, le Bienheureux a fondé le royaume de la justice. Le Bienheureux a remué la terre; il a fait tourner la roue de la Vérité que personne dans Tunivers, qu'il soit dieu ou homme, ne peut faire revenir en arrière. Le royaume de Vérité sera prêché sur la terre; il s^étendra; et la justice, la bonne volonté et la paix régneront dans l'humanité. »

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