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qu'il mangi-ail &\ liuvait routine tout te ni" il permet qu'on lui lave les pieds et qu'on vente «lu parfum sur sa ! été ; il laisse gêna qui croient en Lui continuer leur métier et leur genre «Ii- vie; il n'a pas organisé le petit groupe de ses disciples en ordre monastique, avec un règlement et des exen déterminés : plus tord, les ■poires ont proclamé que le» travailleur a droit à son salaire, et ils ne son! pas séparés de leurs femmes ; enlin 1'Kvangile est opposé au monde uniquement en oe que ion sspnt consista dans L'humilité et le confiance en Dieu, la n'-missKin des péchés el l'amour du prochain.
Il n'est pas contestable, en fait, que .!■ mis b prêché l abnégation, sans établir une discipline
de renoncement. Mais la distinction absolue que
l'on voudrait établir entre l'esprit de détache ment et te renoncement effectif, si légitime qu'elle soil en elle-même et pour l'application présente des maximes évangéliques, ne paraît pas fondée en ce ipii regarde le sens historique paroles du Suiveur.
La perspective du grand avènement explique pourquoi Jésus ne promulgue aucune prescription
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pi . .| .i-.Mnii( disciplinaire; pourquoi il no soumet ni Lui-même ai les siens à un régime particulier qui sursit en l'inconvénicnl de gêner la prédi cation ilu royaume; pourquoi il considère rÉvan? sjile comme nu message de joie, incompatible les privations corporelles ■ •! les jeunes que s'imposent les pharisiens el les disciples de Jean 1 . Mais la mémo perspective aida & coin prendre aussi pourquoi il exige de tous ceux qui *i« j • i i-i ■ 1 1 1 ;m in- 1 1 1 m i ■• . non La disposition s sacriii atuellemenl leurs biens et leurs
affections de brailla à l'intérêt supérieur *lu salut, mais a tout quitter immédiatement pour le suivre. Il faut perdre as via pour La gagner ; il faut baïr père, mère, femme, enfants, frères
Burs, pour s'attacher a l'œuvre du royaume; il faut vendre ses biens el les donner aux paui ; ei : il ne s'agit pu Aeulemcnl d'être
apt d'avarice et de soucis temporels, mais d'abandonner les rji bcssca el les occupations de <e monde. La comparaison des disciples avec
liseaus 'lu ciel el les fleurs des champs montre que ce n'est pas seulement le souci
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«.'ÉVANGILE ET L I'v.m.ii i
inquiet pour les besoins corporels, mais le l vail marne qui est défendu ou déconseillé. Kt ai l'on doit demander à Dieu le pain quotidien, ce n'es) point parce que celle prière ne ténu i|iir •!>■ la confiance en Dieu, sans inquiétude pour soi-même; c'eet que celui qui prie s'en rap« porta ontiorement a Dieu pour sa propre si tance, A l'absolu de l'eapérance concernant la prochain avènement du royaume des cieux i ••!■• respondent l'absolu du renoncement exigé peut ;. être m. huis, et l'absolu de la confiance dam celui qui nourrit les oiseaux du ciel, et qui doit subvenir .1 la nécessite des liommes, ses enfants
Qu'un tel programme n'ail |iu être impusi tonte rigueur ii Ions, même pendant le mini»
tare de Jésus, et qu'on j ait dérogé plus encore après lui, nul ne peut s'en étonner : niais ce H' si pas raison pour introduire dans la pensée du Maître les tempéraments que la force des oh et les conditions réelles de l'existence ont obligé de mettre à son application. Il était également
..lire BU u 'le IT"\angile qu'il eût, .1
s.jii début, ce caractère entier, simple, sans nuance, et qu'on v fit ensuite toutes les inodilications réclamées par le changement des circon-
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• ■s, pour incommoder à lii condition d'un monde qui durait ce qui avait été dit iiun monde de finir.
M. Harnack ' n'entend pas être de ceux <|ui voient avant tout dans l'Evangile une prédieni ion sociale pour le relèvement des classes oppi i nées, soii qu'ils l'admiranl pour ce motif, noit
CTU Hls le jugent, ni eonlrairr, Imita l'ait, chimérique et impraticable. Il n'est pas davantage iveo oeus qui représentent le Christ comme un
t< conservateur », respectueux de la hiérarchie
et des fortunes acquises. Il pense que Jésus, tout en regardant la possession des richesses comme un danger pour l'Ame, n'a pas souhaité la
pauvreté générale comme fondement du royaume
o le tt< el qu'il s'est efforcé de c battre la
misère et de la faire disparaître. Le Christ n'avait pas à donner et il n'a pas donné le programme économique pour vaincre la p; uvreté : il a fini plus, en Indiquant une nouvelle voie sociale dans 1<- précepte de la charité. L'Évangile est socialiste en tant qu'il veut « établir entre les bommei i communauté aussi compréhensive
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que la vie humaine et aussi profonde que II misera humaine i», Jésus apprécie les oécet communes de la vie, habitation, nourriture, propreté . il veut que ces biens essentiels procurés à tous ceux qui ne peuvent H lea donner; il semble même avoir entrevu la
possibilité d'uni' société où In richesse n'existerait pas comme propriété privée, dans le strict «lu mot; mais m doit tenu- compte ici dé son « eschatologie ».
Ne cou vie in Ira il -il juin d'en tenir compte pour tout le reste.' Si Jésus n'a pas voulu la pauvreté générale comme condition du royaume de Dieu n'est-ce punit parce qu'il conçoit le royaume indépendamment de l'état social humain? On ne prul pas dire qu'il se soit proposé de SUD primer le misère, si l'on entend par là qu'il aurait eu la préoccupation constante d'y remédier pur la voie normale d'une sage dUtribu* tiou de secours, recommandée aux détenteurs de la richesse. I .a disparition de la pauvret) n'est prévue, et l'on peut même dire désirée, que par l'avènement du royaume. Le dépouillement complet qui est exigé du riche importe plus ;i l'intérêt spirituel de celui-ci cpi
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gemenl temporel du pauvre, a qui le royaume est promu, L'idée d'une organisation sociale où les riches veilleraient à ce que nul ne soit sans abri, moi nourriture ou sans vêtement, n'est pas proprement le but de l'Évangile, et il faut une
i ri laine bonne volonté pour trouver que .1
«•n disant que le " Fils de l'homme n'u pus où poser sa tête ' », souhaite à chacun le domioile que lui même n'a pas.