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L'ÉViKGILE Kl l'êGUSB
religion vivante d'être une concession de oel sorte. Ce qu'on peul demander au christianismi est de relever le caractère de cette concession pur l'esprit qui pénètre le culte pratiques. Les tendances dont il s'agit sont une loi fondamentale de In religion et une condition du développement religieux. Tout est sauvé
quand on n'estime pas les formes du cuite m dessus '■' au dépens de l'esprit qui doit les animer. L'Eglise ne peut pas plus supprimer l'in-j gtini I religieux qu'elle ne semble disposée l'abandonner complètement a lui-même; al 11 l'ail m m.iIi de le régler, i-t les dévotions lui un moyen d'entretenir la religion. La piéti telle ou telle nation catholique ne repré peut-être pas l'idéal du catholicisme, mais c'e tout ce que le catholicisme a pu tirer de COtl nation. Que peut-on demander à l'Église, sinon un effort continu pour obtenir plus qu'on ne lui a jusqu'à présent donné? Cet effort existe. M. Ilarnack reconnaît 1 que les dévotions tfl
-Cœur, à la Sainte Vierge, el autri blables, sont devenues, dans l'Eglise catholique.
t. Dogmengetchichte, 111,670, n. 3.
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ur< e de bénédictions et un l'ar-
river au Dieu bon. C'est que l'esprit chrétien à tré jusqu'au fond de la dévotion et v o mis l'Évangile, Les dévotions, au lieu d'être un empêchement a la religion, lui »on( un soutien, Dut comme les sacrements, au lieu de dérober risl au fidèle, le lui donnent.
Les critiques protestiints. lorsqu'ils s 'étonnent que l esprit chrétien se rencontre encore dans catholicisme malgré l'Église, la f<>i malgré le e, la vraie piété malgré la multiplication les pratiques extérieures, prennent pour des :>stacles les garanties réelles et les conditions irmales des biens que l'Evangile, devenu relinon, adonnés au monde, et que leursspécula- »ns sur la pure essence du ohristis ont
^puissantes :'i lui priie.iin-r. Le jiiot.--l inli.--iif
lui-menu- ne Bubsiste-t-il pas, comme religion,
ce qu'il b retenu d'organisat ■ ■■
ii|m-, il enseignement officiel et du culte confessionnel ?
Il -l vrai que, par suite de l'évolution polilique, intellectuelle, économique, du m
mporain, par suite de ce qu'on appelle d'un ïot l'esprit moderne, une grande relî-
[.■fivA'-..ii i | u.i.isr.
■i. inl les : '.::1: au I ■•• orthod • formes da culte, s'est produite an peu ni Le meilleur moyen <!'y remédier ne Bemble pssâtrede supprimer touteorgani ecclésiastique louti orthodoxie et toul culte Ira ditionnel, ce qui jetterait le christianisme hors de le rie el de l'humanité, mais de tirer parti de ci- qui est, en rue de ce qui <l"it ôtre, dé ne rien répudier de l'héritage que li chrétiens onl transmis au nôtre, d'apprt
c me il convient la nécessité et l'utilité de
l'immense développement qui s'est accompli dans l'Kglise. d'en recueillir les fruits el de le continuer, puisque l'adaptation de l'Évangile II 1m condition changeante de l'humanité s'impos ■ aujourd'hui comme toujours et j>lus que jamais.
Il n'entre pas dans l'objet du présent livr< dire quelles diilicultés, plus apparentes peu que réelles, ce travail peut renconti l'Eglise catholique, ni quelles ressources in< parables j subsistent pour cette grande œuvre, m comment il sérail possible <l'- i oncevoir, à I h. un actuelle, l'accord «lu dogme el d< la
m r. île la : ■ [Il l.l fui. 'Il' l'Iîgl
• Si l'un :i ivussi .1 monlivrque le ( I
LE CULTE CATHOLIQUE 279
tianisme a vécu dans l'Eglise et par l'Eglise, et qu'il est bien inutile de vouloir le sauver par la recherche d'une quintessence, ce petit volume est suffisamment rempli.