‹ L'Évangile et les ÉvangilesChapitre 38 sur 177 · Actes, XIII · texte numérisé non relu

Actes, XIII

&. Actes, III, 25.

5. EF. C. Burkitt, The Gospel History and its transmission, 2€ éd., Edimbourg, 1907, p. 190.

veau Testament. Le Nouveau ne renverse pas l'Ancien, ne l’abroge pas, mais l’amène à sa perfection. « N’allez pas croire que je sois venu pour abolir la Loi et les prophètes, (c’est-à-dire toute l’économie de l’ancienne allance); je ne suis pas venu pour abohr, mais pour parachever 1.» Et comme Jésus n’est pas de ceux qui ne peuvent émettre une forte pensée sans essayer de se la faire pardonner, il va dans l'affirmation jusqu’à l’hyperbole : pas un iota, pas le plus petit sigle, le plus petit trait de lettre ne tombera de la Loi que tout ne soit accompli ?, prophéties et figures réalisées, préceptes du culte et de la morale portés à leur perfection, principes inspirateurs de la Loi développés jusqu’à leurs dernières conséquences. Ce qui n’était qu’à l’état d’ébauche, de germe, dans la Loïr et les Prophètes, sera pleinement achevé et épanoui dans la Révélation de Jésus-Christ.

Le témoignage le plus éclatant de cette doctrine de la continuité est le Discours sur la montagne. Jésus s’y présente, non pas en adversaire de Moïse, opposant profession de foi à profession de foi, préceptes à préceptes, mais en législateur souverain, qui précise et

Page 1