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C’est le sens que nous donnons avec les plus anciens

Pères et les meilleurs exégètes modernes au stimulus -

carnis dans la Z1e aux Corinthiens, XII, 7.

rance le poignait dans sa chair, si vivement même à certaines heures qu'il lui semblait ntendre en lui un arrêt de mort. Jusqu’au out, Luc sera le bon médecin, empressé et idèle, l'ami d'autant plus attaché qu'il y a lus à pâtir.

Parti de Troas avec Paul et ces sept com- Jagnons, Luc fait avec eux le voyage de Jérualem, gagnant par mer, d’escale en escale, Assos, Mitylène, Chio, Samos, Milet, où l’on ‘eçoit une députation d’Ephésiens, puis Cos, Rhodes, Patara, et enfin Tyr et Césarée de Palestine, où l’on débarque pour monter à la Ville Sainte. L’arrestation de saint Paul à Jérusalem, puis sa captivité à Césarée, en 7-59, amènent des séparations au moins ntermittentes : le « nous » disparaît de la 1arration, mais saint Luc ne s’éloigne pas.

L’emprisonnement de son maître Paulluicrée les loisirs forcés; ilen profite pour parfaire sa onnaissance de la vie du Christ et de l’hisoire de l'Église naissante. Spectateurs ou icteurs de ces événements qui semblent Vhier, tellement ils sont vivants dans les mémoires, les témoins abondent que Luc eut interroger : Jacques et les anciens de Jérusalem, plusieurs des saintes femmes 1,

- 1 On a souvent posé la question : saint Luc a-t-il

des disciples de la première heure comme Mnason le Cypriote ?, 1, le prophète Agabos ?, le diacre Philippe, père de quatre filles Prop he tesses %. Quand, dans le prologue de son évangile, saint Luc assure le seigneur Théophile qu'il s’est appliqué à connaître exactement. | Fhistoire du Christ depuis les origines 4, il ne fait donc pas parade de prétentions injustufiées.

En 59, saint Paul, ayant fait appel au tribunal de l’empereur, quitte Césarée pour être conduit à Rome. Luc accompagne le prison nier : à prendre à la lettre un mot du Canon de

connu la Vierge Marie, l’a-t-il interrogée, spécialement -

sur ce qui touche les premières années de la vie de Jésus? Il n’y a pas de texte formel qui affirme le fait, mais la

rencontre n’a en soi rien d’impossible : quand saint Luc

monta à Jérusalem, en 57-58, la sainte Vierge pouvait avoir entre 75 et 80 ans. Certainement saint Luc a connu quelques survivantes du groupe des saintes femmes, … qui avaient recueilli des lèvres mêmes de Marie les récits de l’enfance de Jésus. Ces récits ont un charme et une fraîcheur qui ne s'expliquent pas par le seul génie de l’évangéliste, mais semblent bien le reflet des sources où il a puisé. Le soin que Luc met à rappeler que « Marie conservait toutes ces choses dans son cœur » (Lue, IT, 19, 51), indique assez que c’est à ce trésor de souvenirs qu'il |

a emprunté sa narration, soit directement, soit par l’in-

termédiaire des amies personnelles de la Sainte Vierge: ï 4, Actes, XXI, 16.

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