‹ L'évangile; études iconographiques et archéologiquesChapitre 192 sur 395 · lFA dès lors personne n’osait plus l’interroger · texte numérisé non relu

lFA dès lors personne n’osait plus l’interroger

1 . mt. 23; m. 18; 1. 27. — 2, mt. 24; m. 19; 1. 28. — 3, mt. 25; m. 20; 1- 29.-4, mt. 26; m. 21 ; 1. 30. — 5, mt. 26;

m. 22; 1. 31. — 6, mt. 27; m. 22; I. 32. — 7, mt. 28; m. 23; 1. 33. — 8, mt. 29; m. 24; 1. 34. — 9, mt. 30; m. 25. —

10, 1. 34. - 11, 1. 35. — 12, 1. 36. - 13, mt. 31 ; m. 26; 1. 37. — 14, mt. 32; m. 26; 1. 37. — 15. mt. 32: m. 27; 1. is

— 16, 1. 39. — 17, mt. 33. — 18, 1. 40.

NOTES ARCHEOLOGIQUES

ET EXÉGÉTIQUES

f. 1. — Les sadducéens niaient l’immortalité de l’âme et l’existence des anges L Ils différaient encore des pharisiens en ce qu’ils n’admettaient rien d’authentique en dehors de l’Ecriture. « Les pharisiens, dit Josèphe-’, ont donné au peuple des traditions qu’ils ont reçues des ancêtres , et qui ne sont point écrites dans les livres de Moïse. Les sadducéens ne leur reconnaissent aucune autorité, disant qu’on ne pouvait admettre que ce qui était écrit. De là grande controverse entre les deux sectes , les sadducéens ayant les riches dans leur parti, et les pharisiens ayant la faveur de la multitude. » On croit d’ailleurs que les sadducéens rejetaient tous les livres sacrés dans lesquels seulement il est question de la résurrection. Cependant ils voulaient bien admettre la Loi ou les cinq livres de Moïse.

A propos de la résurrection, nous citerons ce passage de Minutius Félix ;

u Disputer à Dieu, qui a fait l’homme, le pouvoir de lui rendre sa première forme, ne seraitce pas le comble de l’extravagance et de la stupidité? N’est-il pas plus difficile de donner l’être à ce qui n’est point , que de reproduire ce qui a déjà existé? Croyez-vous que ce qui se dérobe à la faiblesse de notre vue, se trouve anéanti pour la Divinité? Tout corps, soit qu’il se réduise en cendre ou en poussière, soit qu’il s’exhale en

1 Ferretli, II, 132. — 2 Anticju. X1II,xviii.

vapeur ou en fumée, est soustrait à nos sens; mais il existe pour Dieu , qui en conserve les éléments. Nous ne redoutons rien , quoi qu’on puisse dire, de la sépulture par le feu; mais si nous inhumons les corps, c’est pour suivre la meilleure et la plus ancienne coutume '.

jr. 11. — * Tous les hommes ressusciteront; mais tous ne ressusciteront pas pour la gloire *.

f. 14. — Je suis le Dieu d’Abraham : Ego sum Deus Abraham. — Puisque Dieu dit à Moïse qu’il est le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, ces patriarches vivent donc encore après leur mort , et l’âme n’a pas péri avec le corps. Pour prouver la vérité de la résurrection , dit saint Jérôme, le Seigneur eût pu présenter des exemples éclatants, tels que : Suscitabuntur mortid, et résurgent qui in sepulcris sunt ou encore.- Mulii dormientium de terrce pulvere consurgent 3. Mais comme les sadducéens ne recevaient ni Isaïe ni Daniel, Jésus-Christ leur cite la Loi de Moïse, et il en tire la preuve de la résurrection, en disant ; « Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants *. » Les patriarches sont donc vivants.

1 Minutius Félix, Octav., p. 321 , 419. Batav., 1672. Cité par l’abbé Martigny au mot Anathème.

2 Isaïe, xxvi. — 3 Daniel, xn — '< Lamy.

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