Qui me hait, liait aussi mon Père
24. Si je n’avais point fait au milieu d’eux des œuvres que nul autre n’a faites , ils n’auraient point de péché; mais maintenant ils ont vu, et ils ont haï moi et mon Père.
25. Afin que la parole qui est écrite dans la Loi soit accomplie : Ils m’ont haï sans sujet.
26. Mais lorsque viendra le Paraclet, que je vous enverrai du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage de moi.
27. Et vous rendrez aussi témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement.
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La fin de ce sermon se fit dans le parcours fort long du cénacle au mont des Olives.
j-. 18. — Le monde vous hait : Mundus vos odit. — Les chrétiens étaient odieux aux païens, qui leur attribuaient tous leurs maux. Ainsi, lorsque Tacite avoue que Néron, pour écarter le bruit qui courait qu’il était l’auteur de l’incendie de Rome, en accusa les chrétiens, il ajoute qu’on les convainquit moins de ce crime
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que d’être en haine au genre humain. Les gentils avaient des mœurs si contraires à celles des chrétiens, qu’ils pensaient que ceux-ci devaient le leur reprocher, et par suite les haïr, comme eux-mêmes haïssaient les chrétiens.
Parmi les causes de haine des païens contre les chrétiens, Tertullien compte leur ignorance. Ils ne voulaient pas entendre ce qu’ils n’auraient pas condamné s’ils l’eussent entendu ’.
1 Lamy.