L’AVEUGLE DE BETLISA1DE
15. mmEt quand je rompis sept pains entre quatre mille hommes, combien remportâtes-vous de corbeilles m pleines de morceaux? Ils lui dirent : Sept.
16. Et il leur disait : "“"Comment ne comprenez -vous point "'encore mtque ce n’est pas en parlant du pain que je vous ai dit : Gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens?
17. Alors ils comprirent qu’il n’avait pas dit de se garder du levain qu’on met dans le pain, mais de la doctrine des pharisiens et des sadducéens.
18. ‘"Etant venus à Bethsaïde, ils lui amenèrent un aveugle, et ils le priaient de le toucher.
19. Prenant la main de l’aveugle, il le conduisit hors du bourg, mit de la salive sur ses yeux, et, lui ayant imposé les mains, il lui demanda s’il voyait quelque chose?
20. Celui-ci, regardant, dit : Je vois des hommes marcher, semblables à des arbres, "f*
21. Jésus mit de nouveau les mains sur ses yeux, et il commença à voir, et il fut guéri, de sorte qu’il voyait clairement toutes choses.
22. Et il le renvoya en sa maison, disant : Va dans ta maison, et si tu entres dans le bourg, ne le dis à personne.
I , mt. 1 ; m. 1 1. — 2, mt. 2. — 3, mt. 3. — 4, mt. 4. — 5, m. 12. — G, ml. 4. — 7, ml. 4; m. 13. — 8, ml. 5; m. 14.
— 9, mt. 6; m. 15. — 10, ml. 7 ; m. 16. — 11 , mt. 8; m. 17. — 12. mt. 9; m. 17. — 13, mt. 9, m. 18. — 14, mt. 9; m. 19. — 15, mt. 10; m. 20. — 16, mt. 11 ; m. 21. — 17, mt. 12. — 18, m. 22. — 19, m. 23. — 20, m. 24. — 21, m. 25.
NOTES ARCHEOLOGIQUES
ET EXÉGÉTIQUES
f. 1. — ■ Demandant de leur faire voir un prodige dans le ciel ; Rogaverunt eum ut signurn de cœlo ostenderet eis. — - Ils demandent des prodiges dans le ciel, c’est-à-dire en haut, pour pouvoir les voir et les observer, et prouver qu’ils sont avec Dieu qui est dans le ciel. Tels sont les prodiges de Josué arrêtant le soleil, de Samuel lançant la foudre, d’Isaïe faisant rétrograder l’ombre sur le cadran solaire
jr. 18-20. — Dans les climats chauds, où le soleil est plus ardent, comme en Palestine, en Égypte, et dans le voisinage des déserts, les maux d’yeux sont bien plus fréquents que chez nous. Ainsi il y a présentement au Caire quatre
i Lamy.
mille aveugles. Dans cette capitale, les aveugles forment une confrérie particulière qui possède une école. Plusieurs causes contribuent à répandre cette infirmité, telles que le contraste des ardeurs du sable fin de ces contrées avec l’air pénétrant des côtes de la mer et les rosées froides de la nuit, auxquelles les habitants s’exposent en dormant sous le ciel, sur les toits plats de leurs maisons. L’aveugle que guérit ici Notre-Seigneur ne l’était pas de naissance; car il avait déjà vu des arbres, puisqu’il leur comparait les hommes qu’il voyait .
La fièvre, la lèpre, les ophthalmies, la jaunisse et la phthisie, les ulcères, les inflammations, les angines étaient les maladies les plus communes chez les Juifs '.
i Sep p , 1 , 448.