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LE BON PASTEUR

17. C’est pourquoi mon Père m’aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre.

18. Personne ne me l’ôte; mais je la donne de moi -même, et j’ai la puissance de la donner, et la puissance de la reprendre, et c’est là le commandement que j’ai reçu de mon Père.

19. Il s’éleva sur ces paroles une nouvelle discussion parmi les Juifs.

20. Plusieurs d’entre eux disaient : Il a en lui le démon, et il a perdu le sens; pourquoi l’écoutez-vous?

21 . D’autres disaient : Ce ne sont pas les paroles d’un homme qui a le démon en soi ; est-ce que le démon peut ouvrir les yeux des aveugles?

NOTES ICONOGRAPHIQUES

La figure du bon Pasteur, expression la plus familière de la mission du Rédempteur, devint la forme la plus habituelle sous laquelle on le représentait dans les temps mauvais, qui faisaient à l’Église une loi impérieuse du secret et du mystère. Tertullien le signale déjà comme servant à la décoration des vases sacrés ou autres. Bosio en avait trouvé dans les catacombes une image , que d’Agincourt fait remonter au iie siècle. Les scènes pastorales , semées avec profusion dans les premiers monuments chrétiens , indiquent les différentes phases de la parabole

Le plus souvent le bon Pasteur porte sa brebis sur ses épaules, caractère le plus significatif de l’origine chrétienne. Il est bien plus rarement représenté au repos.

IIe ET IIP SIÈCLE

Dans une des peintures du cimetière de Sainte- Agnès , le bon Pasteur porte sa brebis sur ses épaules, et la syrinx à son bras gauche. Deux vases de lait à ses pieds, et le pedum appuyé sur l’un d’eux, indiquent le retour à la bergerie2.

Dans une autre image de ce cimetière, celle que nous reproduisons 3, il est aussi de retour au bercail; deux brebis couchées à ses pieds lèvent la tête.

< Marligny. — - Perret, Il , 25. — 3 PI. LX1 , lig. 2.

Dans la même catégorie de sujets simples, nous donnons la figure que M. Perret considère comme la plus belle Elle tient de la main gauche les pieds de la brebis fugitive , et la syrinx de la main droite "2. Elle est tirée du cimetière des Saints-Marcellin-et -Pierre.

Dans d’autres monuments, cette image du Sauveur est accompagnée d’un autre berger qui Irai! la brebis. Le cimetière de Sainte-Agnès nous en fournit un exemple 3. Trois figures entrent dans la composition de cette peinture, tracée dans un demi - cercle 4. Au milieu une orante, image de l’âme dans le paradis. A droite, le bon Pasteur porte sur ses épaules la brebis égarée et regagne la bergerie, que l’on reconnaît au vase de lait posé à terre. A gauche, le mercenaire saisit brutalement la brebis pour lui prendre son lait.

Au cimetière Priscille s, le bon Pasteur est représenté trois fois dans le même tableau : d’abord tirant la brebis comme dans la figure ii e, puis la portant sur ses épaules , comme dans les figures 2 , 3 et 4 , et enfin , appuyé sur son pedum et regardant ses brebis , après avoir réuni au troupeau celle qui était égarée.

Cimetière Callixte. — Nous ne quitterons pas les catacombes sans parler de deux peintures

i PL LXI, fig. 4. — 2 Perret, 11, 59. — 3 Id., II, 47. — 4 PL LXI, fig. 1.— & Ibid., fig. 5.

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