‹ L'évangile; études iconographiques et archéologiquesChapitre 68 sur 395 · L’II Y DR 0 PI QUE. — PARABOLE DU GRAND FESTIN · texte numérisé non relu

L’II Y DR 0 PI QUE. — PARABOLE DU GRAND FESTIN

ET EXÉGÉTIQUES

jr. 13. — Appelles-y les pauvres : Voca panières. — Le pape saint Grégoire suivait ce conseil du Christ, en admettant souvent douze pauvres à sa table. Saint Louis, roi de France, en admettait cent vingt tous les jours et deux cents les jours de fête. Il les servait souvent et leur lavait les pieds. Cet exemple était suivi par saint Louis, neveu de ce grand roi, et évêque de Toulouse; par sainte Hedwige , duchesse de Pologne, et par sa petite-fille, sainte Élisabeth, fille d’André, roi de Hongrie, qui recevait journellement neuf cents pauvres à sa table L

jr. 15. — Heureux celui qui mangera le pain... : Beatus qui manducabit panem... — Nous avons dit plus haut, chapitre lxxxi, que les Juifs espéraient être admis à unsplendide etsomptueux repas par le Messie, lors de l’avénement

i Cornélius a Lapide.

du royaume de Dieu. C’était un pressentiment de l’Eucharistie.

jr. 26. — Ne hait point son père : Non odit patrem suum. — Le mot luceT , littéralement rendu par le mot odit de la Vulgate, signifie haïr; mais haïr signifie très - souvent , dans l’idiome biblique, aimer moins. C’est ainsi qu’on lit dans l’Écriture : Jacob dilexi, Esau autem odio habui'. Les Psaumes nous offrent de nombreux exemples de cette locution , familière au génie de la langue hébraïque 2.

jr. 33. — Quiconque... ne renonce point... : Qui non renuntiat... — * Un vrai disciple de Jésus -Christ n’estime pas les richesses périssables de ce monde plus que son devoir : il est disposé à sacrifier tout ce qu’il possède plutôt que d’offenser Dieu *.

1 Malach., i, 2, 3. — 2 Glaire, Darras.

NOTES ICONOGRAPHIQUES

XI' SIÈCLE

La guérison de l’hydropique est rarement représentée d’une manière précise. On la trouve à Saint-Marc de Venise, dans la chapelle de la Sainte-Vierge , avec l’inscription suivante :

Hydropicum curât, sua jam non sabbata Curans.

Le malade, dans une pose étrange, est complètement renversé en arrière.

Le manuscrit grec de la Bibliothèque nationale, sous le numéro 74, en reproduisant cette scène parmi ses nombreuses et jolies miniatures, semble avoir copié le même modèle que le mosaïste de Venise. Les personnages qui l’entourent sont disposés comme dans la guérison de la femme courbée L

l Voir pl. L VI 1 1 .

Travaux des champs. — Bas-relief antique, musée du Latran.

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