I. Comment la dénonce-t-il
1 ) Avec une certitude absolue, qui est une preuve évidente do sa divinité : « Amen dico vobis : quia unus vestrûm me traditions est. Amodo dico vobis, priusquam fiât..., ut credatis quih ego sum. » — 2) Avec une profonde douleur, dans la pensée d'une si noire ingratitude :
« Qui intingit manum mecum in paropside, hic me tradet. Cùm hcec
dixisset, Jésus turbatus est Spiritu. » — 3) Avec un ménagement, une condescendance pleine de tendresse : « Qui intingit mecum. » — Il ne désigne pas ouvertement le traître par son nom, en présence de ses disciples : « Hoc autem nemo scivit discumbentium, ad quid dixerit, etc. »
III. Quelle impression cette dénonciation produit-elle sur les Apôtres?
1) Ils furent profondément attristés sur le sort de leur divin Maître : « Et contristati valdè. » — 2) Ils furent consternés à la pensée qu'il y avait un démon, un traître parmi eux : « Unus vestrum me traditurus est. » — 3) Ils furent troublés et inquiets sur eux-mêmes : « Cœperunt singuli dicere : numquid ego sum Domine ? » — Tels sont les sentiments que doivent exciter dans le cœur des vrais chrétiens la vue des scandales qui ailligent l'Eglise.
III. Quel est le jugement de Jésus-Christ sur le crime de Judas?
4 ) Il le désigne comme un événement prévu et voulu par Dieu : « Filius hominis vadit, sicut scriptum est de illo. » — Judas entre dans les desseins de Dieu, par rapport à la passion de Jésus-Christ. C'est ainsi que le mal, entre les mains de Dieu, devient l'occasion d'un plus grand bien. — 2) Toutefois, de la part de Judas, cette trahison n'en est pas moins volontaire et coupable, et Jésus-Christ la désigne comme la cause, pour lui, d'une éternelle damnation : « Vœ homini illi, per quem Films hominis tradetur. » (Comp. Mat., xvm, 7). — 3) Aussi déplore-t-il le triste sort de cet infortuné : « Bonum erat ei si natus non fuisset homo Me. » — On en peut dire autant de bien des chrétiens de nos jours.
F. MÊME SUJET (Jo. 18-30).