‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 146 sur 359 · I. Personne ne peut répondre de sa persévérance · texte numérisé non relu

I. Personne ne peut répondre de sa persévérance

1) Nous no devons pas nous fier sur notre ferveur présente, car l'esprit est prompt et la chair est faible : « Domine, teeum paraius

sum et in carcerem, et in mortem ire. » — 2) Nous ne pouvons rien par nous-mêmes et par nos propres forces, et si Dieu nous laissait à nous-mêmes nous ne tarderions pas à éprouver notre impuissance et noire faiblesse : « Amen, amen dico tibi, non cantabit gallus, donec ter me neges. »

II. Une confiance présomptueuse nous prépare à une chute prochaine.

1 ) Elle fait que nous négligeons les précautions nécessaires, que nous nous exposons témérairement au péril, etc. — 2) Nous ne pouvons rien sans la grâce, et rien ne nous rend plus indignes de la grâce divine que la confiance téméraire et aveugle que nous avons en nos propres forces : « Etiamsi omnes scandalizati fuerint, etc. »

III. Que faut-il faire pour nous préserver d'une chute funeste?

Nous devons : 1 ) apprendre à connaître notre faiblesse, les dangers qui nous menacent, et le besoin que nous avons de la grâce divine : « Ecce Salanas expetivit vos ; » — 2) Mettre toute notre confiance en l'amour que Jésus-Christ a pour nous, et la protection dont il nous entoure : « Ego rogavi pro te, ut non deficiat fides tua; » — 3) Nous humilier dans la vue de notre faiblesse, nous défier de nous-mêmes, et croire que nous sommes plus faibles que tout autre ; fuir l'orgueil et la présomption : « Etiamsi omnes scandalizati fuerint. »

d. l'union mystique de l'ame chrétienne AVEC JÉSUS-CHRIST. (Jo. xiv, 1-16).

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