SAUVEUR
I. Nous savons qu'il nous a quittés pour nous préparer une place dans le ciel.
\ ) L'homme n'a pas ici-bas de cité permanente ; ce n'est qu'au ciel que se trouvent les demeures étemelles où nous attend notre Père céleste : « In domo Patris mei mansiones multœ sunt. » — 2) Mais ces demeures nous ont été ifermées par le péché ; ce n'est que lorsque le Sauveur est retourné vers son Père qu'elles nous ont été ouvertes, et qu'il veut nous prendre avec lui : « Vado parare... Si abiero..., accipiam vos ad meipsum. »
II. Nous connaissons le chemin qui doit nous conduire vers ces
demeures éternelles.
4) L'homme, par lui-même, est dans une ignorance irrémédiable du chemin qui conduit au ciel, et il s'égare dans de fausses voies qui le conduisent à l'éternel abîme : « Domine, nescimus quo vadis, et quomodo possumus viam scire? » — 2) Jésus-Christ est lui-même, pour ses fidèles disciples, la voie qui conduit à la vérité et à la vie éternelle : « Ego sum via, veritas et vita : nemo venit ad Patrem, nisi per me. »
III. Nous connaissons Dieu, avec lequel Jésus-Christ nous unit et
nous met en société.
1) Sans Jésus-Christ, on ne peut connaître Dieu, car celui-là seul connaît le Père, à qui le Fils l'a révélé : « Si cognovissetis me, et Patrem meum utique cognovissetis. » — 2) Mais, nous voyons en Jésus- Christ le Père lui-même, dont il est l'image substantielle..., qui parle par sa bouche, et opère en lui ses œuvres merveilleuses : « Philippe, qui videt me, videt et Patrem... Verba quœ ego loquor... Ego in Paire, et Pater in me est. »