‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 176 sur 359 · C. LE DÉPART DE JÉSUS, ET LA VENUE DE L'ESPRIT-SAINT · texte numérisé non relu

C. LE DÉPART DE JÉSUS, ET LA VENUE DE L'ESPRIT-SAINT

(Jo. xiv, 5-15. — Evang. du 4e dimanche après Pâques.) I. Le départ de Jésus.

Départ : 4) douloureux pour ies Apôtres : « Tristita implevit cor vestrum. » — a) Ils perdent leur bon Maître, leur guide, leur protecteur, un ami si tendre et si dévoué, b) Jésus compatit à leur peine, et cherche à les consoler, en leur présentant sa mort sous l'image riante d'un départ pour le ciel : « Vado ad eum qui misit me. » — Imitons cette condescendance, cette attention délicate, lorsqu'il s'agit de consoler nos frères affligés, c) La mort n'a rien de triste ni d'effrayant, pour le véritable chrétien; pour lui, c'est le départ pour le ciel : « Vado ad eum, etc. ; » — 2) avantageux pour les Apôtres : « Expedit vobis ut ego vadam. » — Utile, et) pour fortifier leur foi, encore faible et chancelante; b) pour les déprendre de leur attachement aux choses temporelles, et diriger leur espérance vers les biens éternels; c) pour épurer leur amour trop humain et trop naturel. — Souvent, c'est pour notre plus grand bien que Dieu nous afflige ; abandonnons-nous donc avec confiance aux décisions de sa providence paternelle. — 3) Nécessaire. La descente du Saint-Esprit sur la terre devait être le prix du sacrifice de la croix, et ne devait avoir lieu, dans les desseins de Dieu, qu'après la Résurrection et l'Ascension de Jésus-Christ. — « Si enim non abiero, Paraclitus non veniet ad vos. » Apprenons à estimer à leur juste prix les dons de l'Esprit-Saint, que Jésus-Christ nous a mérités au prix de son sang, et sans lesquels nous ne pouvons être sauvés.

j. xvi. 1-33. — § CXIV. discours après la cène 277 II. La venue du Saint-Esprit.

Pourquoi est-il venu? « Pour convaincre le monde touchant le péché, touchant la justice, et touchant le jugement : « Et cum venerit Ule, arejuet muudumdepeccato,et de justitià, et judicio. » a) « Touchant le péché, » en prouvant aux hommes qu'ils ne peuvent, sans être coupables et justement condamnés, refuser leur croyance à la religion de Jésus-Christ, dont la divinité est évidente pour tout homme de bonne foi : « De peccato quidem, quia non crediderunt in me. » 6) « Touchant la justice, » en prouvant au monde que Jésus-Christ, élevé à la droite du Père, est le saint, le juste par excellence, et la source de toute sainteté, de toute justice, pour tous ceux qui croient en lui : « De justitiâ vero, quia ad Patrem vado, et jam non videbitis me. » c) « Touchant le jugement. » en ce que, en dépit de tous les efforts de l'enfer, la puissance de Satan est détruite par la croix de Jésus-Christ; et ses autels renversés par toute la terre : « De judicio autem, quia princeps hujus mundi jam judicatus est. » — Soumettons-nous, sans résistance, à la lumière de la foi; adorons en Jésus-Christ la source de toute sainteté et de toute justice, et ell'orçons-nous de l'imiter; réjouissons-nous de la victoire remportée sur Satan et sur l'enfer ; appuyés sur la grâce de Jésus-Christ, méprisons ces vaines attaques.

2) « Pour enseigner aux chrétiens toute vérité : — « Docebit vos omnem veritatem. » — Nous trouvons en l'Esprit-Saint un guide, un maître, un précepteur : a) indispensable; sans lui, nous ne pouvons ni croire, ni comprendre les vérités divines : « Adhùc multa habeo vobis dicere; sed non potestis portare modo; » b) universel : « Docebit vos omnem veritatem ; » il nous enseignera toute vérité nécessaire pour le salut.., il éclaircira tous nos doutes, dissipera toutes nos perplexités....; c) infaillible : « Docebit veritatem; » car il est Dieu, et ne peut ni être trompé, ni tromper. En suivant fidèlement l'enseignement de l'Eglise, inspirée et dirigée par l'Esprit-Saint, nous sommes sûrs d'être à l'abri de toute erreur. — Remercions le Père, de ce qu'il nous a envoyé le Fils ; le Fi/s, de ce qu'il nous a donné le Saint-Esprit ; le Saint-Esprit, qui nous enseigne toute vérité.

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