‹ L'évangile expliqué, défendu, médité (volume 2)Chapitre 178 sur 359 · I. A modérer notre attachement aux biens temporels · texte numérisé non relu

I. A modérer notre attachement aux biens temporels

4) Tu soupires après les richesses. Pour les acquérir, tu ne recules devant a) aucune peine, b) aucun péché, aucune injustice, aucune profanation des fêtes et dimanches. — Répète ces paroles : « Je vais vers mon Père... » Ce n'est donc pas ici ma patrie..., je dois tout laisser un jour, je ne dois désirer que des rienesses qui demeurent éternellement. — 2) Tu recherches avidement les plaisirs grossiers de la brute, et pour les obtenir, tu es prêt à sacrifier, a) biens, b) réputation, c) santé, et la vie même. — Dis en toi-même : « Je vais vers mon Père. » — Comment...? par quelle voie...? par la voie du péché... Alors, ce n'est pas un Père que je trouverai, mais un Juge inexorable. — 3) Tu perds, avant dé mourir toi-même, a) des amis, des parents chéris; b) la fortune peut-être; c) la réputation, la faveur des grands, etc. ; d) puis il faudra mourir. — Console-toi, en répétant : « Je vais vers mon Père. » — La vie est courte, et l'éternité de bonheur qui m'attend, est bien longue.

IL A ranimer notre zèle pour le salut de notre âme.

Cette parole : « Je vais vers mon Père, » sera toute-puissante : 4) pour me détourner du mal, du péché, de toute action criminelle ; car : « Ceux qui font de ces choses n'entreront point dans le royaume de Dieu » (Gai. v, 24). 2) Pour nous exciter à faire le bien, à toutes sortes de bonnes œuvres . « Je vais vers mon Père ; » je dois donc mener une conduite digne de mon Père, dont il n'ait pas à rougir, qui puisse me mériter son amour. — 3) Pour me consoler et m' encourager dans l'adversité : « Je vais vers mon Père. » Qu'importent quelques jours de peines, qui doivent être suivis « d'un poids immense de gloire? »

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