V. L'apparition de l'Ange, et la sueur de sang
4) L'apparition de l'Ange est pour nous a) un sujet d'admiration. Comment Jésus-Christ, qui est la force de Dieu, a-t-il pu consentir a être fortifié par un Ange? « Apparaît autem Mi Angélus de cœlo, confortons eum. » — Il Ta fait par amour et par condescendance pour nous, se faisant faible et infirme, pour guérir nos faiblesses et nos infirmités; 6) un motif de confiance. Jésus est notre chef, nous sommes ses membres, nous avons droit d'espérer le même secours. Dieu a établi ses Anges pour être, à noire égard, les ministres de sa bonté et de sa miséricorde; c) un sujet d'instruction-. Nous y apprenons, aa) que le grand remède à tous nos maux, c'est la prière ; bb) qu'en persévérant dans la prière, nous finirons par y trouver des consolations, des forces, un courage, que les hommes ne sauraient nous donner : « Apparuit de cœlo..., confortans eum: » ce) que Dieu exauce nos prières, non pas toujours en nous délivrant de nos maux, mais en nous donnant la force de les supporter, ce qui est plus utile pour notre salut.
2) La sueur de sang, a) nous fait connaître les douleurs de Jésus : a Et factus est sudor ejus, sicut guttœ sanguinis decurrentis in terram. » — Il faut que les souffrances, les tristesses de l'âme de Jésus aient été bien vives, bien extrêmes, que le combat qu'il soutint fût bien violent, pour l'avoir réduit en un semblable état... b) Elle ôte la malédiction de la terre; lorsque Dieu maudit la terre, il condamna l'homme à l'arroser de la sueur de son front ; Jésus, pour la purifier, l'arrose d'une sueur de sang que l'amour exprime ; c) elle nous amène à la pénitence : « Nondiim usque ad sanguinem restitistis. » — Ce n'est qu'en prenant part à la croix, aux souffrances de Jésus-Christ, que nous pouvons désarmer la colère de Dieu justement irrité contre nous.