I. Jésus entre les mains de ses ennemis
1) Il est conduit devant le grand'prêtre, devant le Sanhédrin qui, après l'avoir fait arrêter, s'arroge le droit de le juger : « At illi tenantes Jesum, duxerunt ad Cdiphum principem sacerdotum, ubi Scribœ et seniores convenerant. » — 2) Tout, est contre lui ; il ne voit autour de lui que des accusateurs; personne qui prenne sa défense; ses fidèles disciples eux-mêmes l'ont abandonné. — 3) Il est la vérité môme..., et des faux témoins le poursuivent de leurs accusations mensongères : « Cùm mulli falsi testes accessissent. » — 4) 11 se tait, là ou les autres s'empressent de parler et de se défendre; il parle, là ou les autres se taisent; lorsqu'il faut rendre témoignage à la vérité; il ne craint pas de le faire, bien qu'il sache que la mort en sera lé prix : « Jésus autem tacebat... Dirit illi Jésus : tu dixisti. » — 5) Il se laisse accuser, sans répondre, calomnier, sans se défendre, condamner, sans se plaindre, maltraiter, moquer, outrager, sans perdre son sang-froid, sa patience, sa dignité. — Il est la sainteté même, et de misérables valets le couvrent d'opprobre. — 11 est le Fils de Dieu.., et il est condamné comme un blasphémateur. — Il est le Messie promis à son peuple, et son peuple le renie et le repousse. — Il est la vie, et on le condamne à ta mort.