I. Rencontre bien douloureuse
1 ) Pour la mère de Dieu, a) par les souvenirs du passé qu'elle réveille, aa) Où sont ces heureux temps où Marie pressait Jésus entre ses bras, où elle vivait avec lui..., où elle le voyait béni par tous les malheureux? Maintenant quel contraste 1 bb) Voilà bien l'accomplissement de la prophétie de Siméon. ce) Que n'a-t-elle pas souffert déjà, en suivant son Fils dans toutes les épreuves de sa Passion! b) Par le spectacle qui s'oifre 'présentement à ses yeux, aa) Elle voit son Fils dans l'état le plus déplorable, traité comme un vil criminel, accablé de douleurs et d'ignominies; bb) toutes les douleurs de son Fils retentissent au fond de son cœur maternel, et elle les éprouve elle-même aussi vivement que lui. Cette Mère de douleur n'a-t-elle pas bien le droit de dire : « Videte si est dolor sicut dolor meus? » c) Par la pensée de ce qui va arriver tout à l'heure. Elle sait qu'il n'y a plus d'espoir.., qu'un gibet infâme attend Jésus...., que les bourreaux s'apprêtent pour le crucifier.
2) Pour Jésus lui-même. — Ce n'est pas assez de ce qu'il endure lui-même, il faut encore qu'il souffre des douleurs de sa mère. — Jésus n'est pas non plus indifférent à nos propres douleurs, et il souffre avec nous : « Quicumque enim fecerit voluntatem Patris mei..., ipse meus frater, et soror, et mater est. »