I. La compassion de ces femmes
Elle était : 4) naturelle dans son origine. — a) Elle ne voyait en Jésus -Christ qu'un infortuné injustement condamné, cruellement maltraité, etc., mais non le Messie, le Fils de Dieu, se dévouant volontairement pour le salut des hommes, b) Leur compassion n'était qu'une impression toute physique, causée par l'aspect des souffrances de Jésus-Christ ; elle n'était pas causée par un motif surnaturel ; — 2) faible dans son efficacité. — Elles répandent des larmes, mais elles ne secourent pas Jésus-Christ, ne cherchent pas à alléger ses souf-r frances, comme Véronique. — Combien elles ont parmi nous d'imitateurs! — Autre chose est de plaindre les malheureux, autre phose
m1, xxvii. 32-66. — § CXXIV. le calvaire. 381
de les secourir (Jac, n, 16). — 3) Inconstante et passagère dans sa durée. — La pitié n'est réellement puissante et persévérante que quand elle a sa racine dans l'amour de Dieu. Autrement, hors de la vue, hors du cœur.