III. L'humiliation du serviteur infidèle
Elle se manifeste : 4 ) dans la manière dont il s'excuse, a) Il cherche à couvrir sa propre culpabilité, en accusant le Seigneur lui-même : « Domine, scio quia homo austerus es, métis, etc. » b) Il devient luimême son propre accusateur, en manifestant ses pensées coupables : « Métis ubi non seminasti. » c) Ses reproches injustes ne reposent sur aucun fondement : « Scio ; » comment le sait-il ? d) Il cherche à se faire illusion, en croyant qu'il lui suffit de rendre au Seigneur les dons qu'il en a reçus, sans les avoir fait fructifier : « Abscondi talenlum tuum in terra : ecce habes quod tuum est. » — 2) Dans la manière dont le Seigneur reçoit ses excuses, a) Il fait tomber le masque de son hypocrisie : « Serve maie et piger, scicbas, etc. » b) Il confond ses vaines excuses, en montrant qu'il lui était possible de faire fructifier les dons qu'il avait, reçus, et qu'il était de son devoir et de son intérêt de le faire : « Oportuit ergo te committere pecuniam meam numulariis, etc. »